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 Dear Diary

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A World of my Own
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MessageSujet: Dear Diary   Ven 27 Juin - 3:28

Salut tout le monde !!! Voici le début d'un histoire qui me trotte dans la tête depuis quelques jours. Bon, c'est un peu long, et ce n'est pas vraiment du fantastique comme j'en ai lu ici, mais j'espère qu'elle vous plaira quand même !!!
Dear Diary
Chapitre 1: Retour à la civilisation !

La première chose que j'entendis, ce fut une sorte de "bip" rapide et incessant. Quand j'ouvris les yeux, je vis des machines blanches, des barreaux blancs accrochés à un lit blanc, des murs blancs, et une chemise blanche décorée de minuscules pois bleus.

"Qu'est-ce que je fous là ?"

Bon, au moins je pouvais penser et me rendre compte de la situation, c'était déjà ça ! Surtout vu l'état groggy dans lequel je me trouvais...

J'aurais sûrement approfondi la réflexion si une femme dans le même ton que toute la pièce n'était pas entrée par l'unique porte blanche au fond. Elle leva les yeux sur moi d'un air distrait. Son expression se figea. Elle s'approcha de moi tout en me scrutant, comme si j'étais un extra-terrestre. Peut-être que c'était le cas.

– Est-ce que tu m'entends ?

J'avais envie de lui crier que si je la regardais comme ça, il était assez évident que je pouvais aussi l'entendre.

– Huh...

Quelle grognement pitoyable ! À peine avais-je répondu qu'elle se précipita vers la porte et appela :

– Laeticia, contacte la famille de la chambre 207 ! La petite s'est réveillée...

Rien qu'en m'appelant "la petite", elle était devenue définitivement mon ennemie numéro un. Enfin, ce n'était pas non plus le détail qui m'avait le plus intriguée: comment dire, quand une infirmière crie dans un couloir d'hôpital pour annoncer votre réveil... Je sais pas vous, mais moi, j'ai commencé à m'inquiéter.

Quelques minutes plus tard (je dis ça mais sans horloge, je n'avais aucune notion du temps), un homme en blouse blanche (décidément, il faudrait qu'ils agrandissent leur panel de couleurs !) entra dans la chambre, suivie de mon ennemie numéro un et d'une autre infirmière, qui par son teint mat me parut tout de suite plus sympathique.

– Bonjour Jennie, je suis le docteur Herrmann. Avant toute chose, j'aimerais savoir comment tu te sens.

Je le regardai droit dans les yeux; apparemment, c'était bien à moi qu'il s'adressait.

Qu'est-ce que je pouvais lui répondre ? Que j'avais l'impression d'émerger d'une cuite alors que j'en avais jamais faite avant ?!

– Jennie ?

Il m'a appelée Jennie... Pourquoi ce nom ne me dit rien ?

– Ça va, ai-je fini par lâcher sans trop y croire.

– À la bonne heure ! S'exclama-t-il, comme si c'était pile la réponse qu'il attendait. Au moins, il ne lui en fallait pas beaucoup pour lui faire plaisir !
– Nous t'avons suivie pendant quatre mois, Jennie."

J'ai rêvé ou il a bien dit QUATRE MOIS ??!! Qu'est-ce que je fous dans cet hôpital depuis quatre mois ?!

Plutôt que de m'énerver, j'ai préféré le laisser continuer.

– Tu as été amenée ici inconsciente, par un de tes amis. Il était complètement affolé, si bien qu'il n'a pas su nous expliquer tout de suite ce qui t'étais arrivé. Après avoir repris ses esprits, il nous a dit qu'il t'avait trouvée comme ça, gisante dans une impasse, sans pourtant la moindre trace de blessure. Tu avais encore tes vêtements intacts, nous en avons donc conclu que tu n'avais pas été victime d'une agression.

Super, je n'étais pas là suite à un lynchage ! Mais ça ne me dit toujours pas pourquoi je suis dans ce lieu à la limite du glauque depuis quatre mois...

– Pour faire court, nous avons vite compris que tu étais dans un état comateux. Nous t'avons donc...

Aux termes "état comateux", j'avais cessé de suivre. Je suis donc restée quatre mois dans le coma ? C'était nettement plus grave que ce que je croyais...

– ...Jusqu'à ce que tu te réveilles aujourd'hui ! Marianne a alors contacté ta famille...

Non, c'était Laeticia, pensai-je en moi-même tandis qu'il désignait l'infirmière aussi pâle qu'un macchabée.

– C'est moi qui t’aie renouvelé ta perfusion tous les jours !" s'empressa-t-elle d'ajouter d'un air de triomphe, comme si cela faisait d'elle une héroïne. Vivement qu'on me retire la perf alors !

Je la dévisageai d'un air blasé. Ou du moins, que j'aurais voulu blasé : avec mes yeux mi-clos, je doutais de l'effet obtenu.

– Tes parents ont dit qu'ils arrivaient tout de suite. Tu pourras donc les voir tout à l'heure.

Il me parlait sur un ton réconfortant, comme pour me dire "c'est bon, tu vas revoir des têtes familières !"

Seulement, cette nouvelle ne m'apporta ni le soulagement, ni l'impatience qu'il semblait espérer. Mes parents... Ils me paraissaient être des gens lointains, avec un rôle attitré, mais vides.

Peu de temps après, la petite infirmière au teint mat ouvrit la porte, et m'annonça avec un grand sourire:

– Ta famille est arrivée, regarde !"

Une bande de trois personnes entra dans la pièce: un couple habillé en bleu (enfin !!) et une petite fille, un peu en retrait, avec une robe vert pomme. Le couple, qui étaient donc mon père et ma mère, me souriaient béatement, tandis que la petite fille me regardait d'un air impassible, presque inquiet.

– Bon... Bonjour Jennie, bégaya ma mère avant de me prendre la main et de fondre en larmes.
– Euh... Bonjour maman, répondis-je d'un air embarrassé.
– Comment tu te sens, ma puce ?,ajouta mon père, l'air compatissant.

Il va vraiment falloir qu'on arrête avec les surnoms débiles et les questions à la con !

– Salut Jennie, lança la petite fille d'une voix à peine audible.
– Salut.

Je ne voyais vraiment pas quoi dire d'autre. Que faisait cette enfant ici ?

– Pardonnez-moi de vous déranger, intervint le docteur Herrmann, mais je dois effectuer un petit test de routine avec Jennie. Pour commencer, peux-tu me dire qui sont les deux personnes assises auprès de toi ?

Mes parents me regardaient d'un air encourageant: ma réponse leur semblait évidente.

– Mon père et ma mère, lançai-je d'un ton assuré.
– Bien ! fit le docteur, du même air satisfait. Maintenant, dis-moi qui est cette petite fille là-bas ?
– Ma sœur, répondis-je sur le même ton.
– Très bien ! Pour finir, donne-moi leurs prénoms respectifs."

Un silence s'abattit dans la pièce. Leurs prénoms ? Mais je n'en savais rien du tout !

Je me rendis compte que tout ce que je savais d'eux, je ne l'avais appris que par déduction. Mes parents ne me regardaient cette fois d'un air inquiet, et ma sœur avait un air de chiot battu.

– Jennie... murmura ma mère.
– Je suis désolée... répondis-je plus doucement encore.

Le silence régna pendant tout le trajet. Malgré les paroles du médecin ("cela arrive, surtout après un coma prolongé comme celui de votre fille", "il est possible que ce ne soit que temporaire"), mes parents et ma sœur s'étaient fermés d'un coup lorsqu'ils eurent compris que j'étais amnésique.

Au bout d'un moment, le paysage s'arrêta. Nous sommes tous descendus de la voiture; c'est à ce moment-là que je me rendis réellement compte que j'avais d'autres vêtements sur moi que cette chemise, et qu'une autre chambre (que j'espérais haute en couleurs !) m'attendait dans ce qui était ma maison.

Nous habitions au sixième étage d'un immeuble sans ascenseur (en état de marche). La porte d'entrée ouvrait sur le salon, et ma chambre était au bout d'un couloir après la cuisine. Malgré mon amnésie, je trouvais cet apart normal.

Je me dirigeais donc vers ce qui était censé être ma chambre, et ouvrit la porte (lilas, avec mon prénom écrit en grosses lettres de bois).

La chambre était dans les tons violines, avec un lit et des draps violets, des murs d'un vieux rose et des rideaux fuschia. – Je me demande si j'aurais une chambre au juste milieu un jour !"

Je m'étalai d'un coup sur mon lit. Il était assez confortable...

Alors que je testais mon oreiller, je sentis quelque chose de dur en dessous. Je le soulevai et découvris un petit carnet bleu ciel.

– Sérieux, quel genre de fille j'étais pour planquer un carnet sous mon oreiller ?!

Je décidai de l'ouvrir (c'est à moi après tout !) et lut sur la première page :

"Si tu ne t'appelles pas Jennie Rose Autumn, REPOSE ce carnet IMMÉDIATEMENT !!!"

– Ça tombe bien, on dirait que je m'appelle Jennie... Rose Autumn" me dis-je en esquissant un sourire.

A suivre...



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SkyDark
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Ven 27 Juin - 12:14

ça a l'aire interesant et ça promet !    j'attend la suite !!!  


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Ana Lei
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Ven 27 Juin - 14:02

Mais... Mais mais mais non !!!!!!!!!! C est pas possible je veux la suite moi !!! Qui est cette fille que lui est il arrivé et pourquoi je suis déjà accroc a cette histoire * se frotte les yeux * Mais heu...


Grave au plus profond de mon âme, la douleur de vivre qui aura été la mienne jusqu’à la fin.

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Lukameg
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Ven 27 Juin - 14:17

Super, une nouvelle histoire    Ça commence bien, une amnésie !   


Ce que l'on a perdu une fois est perdu à jamais.
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A World of my Own
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Sam 28 Juin - 23:35

Bonsoir tout le monde ! Si vous lisez ce poste maintenant c'est que vous êtes un peu, comme moi, des oiseaux de nuit.
Quant aux autres, qu'y a-t-il de mieux que de se lever le matin avec une histoire patientant sagement dans votre ordi ?
Bref, voici la suite de Dear Diary !   


Dear Diary

Chapitre 2: Mais qui est-ce ??


"Mardi 31 Décembre
A nouvelle année, cadeaux !!!! Je t'ai reçu en tant que tel aujourd'hui par ma tante. Eh bien pour commencer, j'aime bien ta couverture bleue avec ta petite fleur assortie dessus !"

Ok, je ne sais pas pourquoi mais je le sens mal...

"Et puis, ton papier n'a pas l'air mal non plus..."

Enfin, c'est un JOURNAL INTIME !! Qu'est-ce que tu t'amuses à faire du remplissage, c'est pas fait pour être lu !
Quoique...

"J'espère que j'aurais des choses à te raconter... Si c'est le cas, alors je promets de les noter le plus tôt possible."

Mais qui a bien pu écrire de telles niaiseries ?! On dirait une pré-ado qui croit toujours au père noel et qui attend son prince charmant cloîtrée dans sa chambre de princesse rose !

"—Jennie, il y a quelqu'un qui veut te voir."

Je levai la tête: ma mère se tenait dans l'embrasure de la porte. Je vis de la surprise dans son regard. Avais-je l'air si énervée que ça ?

"—Mais je viens d'arriver, répliquai-je d'un ton que j'aurai voulu moins agressif.
—Jennie, c'est le garçon qui t'as amenée à l'hôpital."

Je me tus un instant. C'était effectivement le genre d'invité qu'on ne pouvait pas jeter dehors. Même si je n'avais aucune idée de qui il pouvait s'agir.

"J'arrive", ai-je fini par lâcher en me levant.

Je suivis ma mère dans le couloir jusqu'au salon. Là se tenait, debout, un garçon brun aux yeux noirs, le visage partiellement caché par une capuche grise.

"Salut, Jennie, dit-t-il d'un ton timide.
—Salut."

Il regarda ma mère d'un air inquiet; apparemment, ma froideur l'avait surpris.

"Luke, Jennie est... amnésique, expliqua-t-elle, en insistant sur le dernier mot.
—Oh... Je vois."

A ce moment-là, une chose était sûre: je détestais le mot "amnésique". J'avais l'impression qu'on parlait de moi comme d'une débile... Ou même d'une bête de foire.

"Pourquoi ne discuteriez-vous pas tous les deux ? Luke ne s'est pas déplacé pour se faire jeter dehors à peine arrivé, finit par lancer ma mère pour briser le silence, en me regardant avec une autorité qu'elle semblait vouloir contenir.

—Oui, répondis-je mécaniquement. Il y a sûrement plein de choses que je dois rattraper.
—Parfait ! Eh bien, Jennie, qu'attends-tu pour le conduire dans ta chambre ?"

Je conduisis donc Luke jusqu'à ma chambre violette, qui soit dit en passant ne me ressemblait pas du tout.

Une fois sur mon lit, je me retournais; Luke était resté au pas de la porte, comme si il avait peur d'entrer.

"Euh... Qu'est-ce que t'attends ?"

Il releva la tête, surpris. On aurait dit un chat qui serait arrivé dans un lieu inconnu.

"Oh, euh, oui" murmura-t-il en entrant.

Un silence gêné s'ensuivit. Il fallait absolument réchauffer l'atmosphère.
Un sourire en coin, je finis par sortir :

"Je suis si effrayante que ça ?"

Il est vrai que malgré le miroir de ma console, je n'avais pas encore pris le temps de me regarder pour voir à quoi je ressemblais.

"Non, répondit-il en souriant. C'est juste que ça fait longtemps... Je ne sais pas trop quoi dire."

Il leva les yeux vers moi, et ajouta timidement :

"Tu sais... Je suis vraiment très heureux de te revoir, après autant de temps."

Une question cogitait dans ma tête, mais j'hésitai à la poser. Après un autre silence, je me lançai :

"Dis... Tu es venu me voir à l'hôpital ?
—Oui, tous les jours. J'ai d'ailleurs souvent croisé tes parents. Ta mère n'a vraiment pas changé depuis !
—Oh... Merci, c'est vraiment gentil.
—Non, c'est normal."

Une autre question me vint. Mais elle était encore plus dure à poser.

"Tous les deux...On était proches ?"

Cette fois, il mit du temps à répondre :

"On est... on était meilleurs amis."

Encore un silence. Et ce silence-là était encore plus dur à supporter que les précédents.

J'avais donc tout oublié... Jusqu'à mon meilleur ami.

"Luke, je...
—Non, ce n'est rien, s'empressa-t-il de répondre. Je comprends, tu sais; ça fait quand même quatre mois..."

Oui, ça faisait quatre mois. Quatre mois de vide, qui ont foutu des années de vie en l'air.

"Luke, le docteur m'a dit que tu m'avais amenée à l'hôpital inconsciente. Il a aussi dit que tu lui avais expliqué m'avoir trouvée comme ça dans une impasse."
"Oui, exact. Ou veux-tu en venir exactement ?"

Alors là, je ne savais plus comment m'y prendre. Je crus voir dans ses yeux une lueur qui me demandait de ne pas aller plus loin.

Je fis mine de ne pas avoir compris :

"Il y a-t-il quelque chose que tu ne lui aurais pas dit, plus ou moins volontairement ?
—Jennie...
—C'est important pour moi."

Cette fois, il me suppliait du regard. Et pourtant, j'étais persuadée qu'il voulait m'en dire plus.

Il fit mine de regarder sa montre.

"Il faut que j'y aille.
—Luke...
—On se verra une autre fois."

Il sortit de ma chambre précipitamment. Je le suivis, dans l'espoir de le retenir.

Nous atteignîmes le salon, dans lequel se trouvait ma mère. Elle était assise sur le canapé et semblait attendre nerveusement. Lorsqu'elle nous vit tous les deux, elle se leva d'un bond.

"—Luke, vous nous quittez déjà ? demanda-t-elle d'une voix étonnamment fluette.
—Oui, j'ai malheureusement des obligations, répondit-il poliment.
—Je comprends, fit ma mère en hochant la tête. Permettez que Jennie vous raccompagne jusqu'à l'entrée, au moins."

Pour une entrée à moins de deux mètres, je trouvais les manières de ma mère un peu exagérées.

"—Non, ce ne sera pas nécessaire, trancha-t-il en me jetant un regard noir. Au revoir, madame Autumn. Jennie..."

Il sortit en claquant la porte.

*  *  *
Alors qu'il sortait, l'air furieux, deux silhouettes masculines l'observaient quitter l'immeuble.

L'un deux, un jeune homme grand et svelte portant un manteau noir, demanda, dissimulé derrière sa capuche :

"—Elle ne se souvient vraiment de rien ?
—Affirmatif", lui répondit un garçon un peu plus petit.

Il serra les poings. Malgré la pénombre on pouvait distinguer une lueur menaçante dans son regard.

"—Alors nous allons lui rafraîchir la mémoire !"

A suivre...



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SkyDark
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Dim 29 Juin - 0:29

VEUT LA SUITE !!!!!!!  


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Lukameg
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Dim 29 Juin - 10:17

Cette fin ne me dit rien qui vaille   


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MessageSujet: Re: Dear Diary   Dim 29 Juin - 11:49

Patience... Elle ne devrait pas tarder   



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Ana Lei
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Lun 30 Juin - 19:18

Mais... MMMMMMAAAAAAAAIIIIIIIIIIISSSSSSSSSSS !!!!! C'est frustrant tu sais tu peux pas couper comme ça !!!!!!!


Grave au plus profond de mon âme, la douleur de vivre qui aura été la mienne jusqu’à la fin.

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MessageSujet: Re: Dear Diary   Lun 30 Juin - 19:35

Je sais, c'est cruel, mais en fait j'hésite encore sur le rôle des deux personnages de la fin   



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Naokii
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Mer 2 Juil - 0:29

C'est pas mal comme début! Je suis sûre que son pseudo meilleur ami à quelque chose à voir avec ce qui lui est arrivé!  


A quoi bon essayer de me faire vainement rentrer dans un moule qui n'est pas le mien?
Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau?
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Mer 9 Juil - 23:26

Zdravo, chers lecteurs ! Suite à un voyage en Bosnie dont je viens de rentrer, je n'ai pas eu le temps (ni le réseau   ) nécessaire pour écrire la suite de Dear Diary. J'espère donc que ce chapitre ne vous décevra pas trop. Molim !   

Dear Diary
Chapitre 3: Ce n'est pas de ma faute...

Après le départ précipité de Luke, j'étais retournée dans ma chambre, déçue, avec un étrange sentiment de culpabilité. Pourquoi a-t-il refusé de répondre à une question aussi importante pour moi ? On était meilleurs amis, pourtant.
Ou plutôt, on avait été. Je venais quand même de lui parler comme à un étranger.
J'espérais seulement qu'il n'y avait rien de trop grave derrière son silence...
Mais je n'eus pas le temps de m'inquiéter plus longtemps: il fallait qu'on passe à table.
J'appréhendais ce premier repas chez moi. Mes parents avaient préparé un plat dont l'odeur, étrangement familière, me donnait l'eau à la bouche.
"_Qu'est-ce que c'est ?
_Une quiche lorraine, répondit doucement ma mère en déposant le plat. Ton plat préféré !
_Espérons que ça n'a pas changé, ajouta mon père avec un clin d’œil encourageant.
_Et c'est moi qui ai cassé les œufs ! renchérit ma soeur.
_Oui, encore bravo Lucie" lui dit ma mère avec fierté.
Jennie, Lucie... On ne pouvait pas dire que mes parents avaient cherché bien loin pour nos prénoms.
"Bien, alors bon appétit tout le monde !" lança mon père.
Nous avons donc commencé à manger. La quiche lorraine était vraiment délicieuse, et je ne manquai pas de faire des compliments dessus. Pour le grand plaisir de tout le monde.
Une fois sortie de table, je me suis dirigée vers ma chambre, sous le regard, curieusement assombri, de mes parents et Lucie. Je fis demi-tour:
"Qu'est-ce qu'il y a ?
_Bah... Tu faisais du piano après le repas, en général, m'expliqua Lucie en me montrant un piano droit contre un mur. Mais c'est vrai que ça fait longtemps, alors...
_Lucie... coupa ma mère.
_Je peux toujours essayer", murmurai-je en m'approchant du piano.
Je m’asseyais sur le siège, et commençai à toucher des notes au hasard. Soudain une mélodie me vint.
Je me mis à la rechercher, puis mes doigts s’exécutèrent sans que je n'ai même à les contrôler.
Puis ils s'arrêtèrent. Je regardai les notes, avec le sentiment de m'être libérée.
"_21 guns... C'est une chanson de Green Day que tu adores, lâcha ma mère. Tu avais mis des mois à trouver l'arrangement."
Je me retournai, un léger sourire aux lèvres, lorsque je vis Lucie me dévisager, les larmes aux yeux.
"_Lucie ?" lui demandai-je, ne comprenant pas ce qui lui arrivait.
Elle baissa les yeux, et se mit à pleurer.
"_Lucie ?..."
Elle releva la tête, avec cette fois de la colère dans les yeux.
"_Pourquoi ? cria-t-elle. Pourquoi tu te souviens de cette mélodie et pas de nous ?!"
Elle se précipita vers sa chambre, en pleurant. Mes parents restèrent interdits.
Finalement, je l'avais eu, mon dîner pourri !
Plutôt que de me confondre en excuses, je préférai aller dans ma chambre, comme le font toutes les ados rebelles ou non de mon âge. Avec un air peut-être plus gêné que la plupart d'entre elles...
Je regardai mon lit, puis mon oreiller. Après tout, je n'avais rien d'autre à faire.
"Lundi 6 janvier
Cher journal (apparemment, c'est la formule d'usage alors...)
Par où commencer ? Peut-être par le fait que la rentrée après les vacances de Noël a été désagréable, comme les autres !
De la pétasse aux histoires de deux semaines tous les deux jours au geek asocial, en passant par l'intello, ma classe réunit tous les clichés possibles et imaginables...
Le seul qui me semble normal (heureusement que je ne connais pas que ceux de cette classe !), c'est Luke. On se connait depuis cette année seulement, et pourtant c'est avec lui que je m'entends le mieux.
Peut-être que d'être peu appréciés tous les deux nous rapproche. Mais il y a autre chose qui fait que nous sommes amis, bien que je ne sache pas quoi.
Que dire de plus sur cette journée désastreuse, à part que j'ai pris un mauvais départ avec le prof de latin en lui sortant que Cicéron, c'est pas carré ?! Les profs n'ont décidément aucun sens de l'humour...
C'est certes un peu court, mais je crois que ça suffit pour aujourd'hui. Cette journée soldée d'une heure de colle pour "humour déplacé" m'a éreintée, pour ne pas dire déprimée. C'est le genre de chose dont je n'aime pas me plaindre auprès de ma famille. Ma mère m'en veut déjà assez comme ça...
Bref, je vais arrêter là ! J'essaierais d'écrire davantage la prochaine fois...
D'ailleurs, j'en profiterais pour décider si je dois te voir comme un confident ou comme un papier sur lequel je peux me défouler !
"
Bien, ça avait l'air moins superficiel que la dernière fois. Je me reconnaissais évidemment plus là que dans l'écrit précédent, mais il y avait encore quelque chose qui ne collait pas. Je n'arrivais pas à définir ce que c'était.
Ayant suffisamment réfléchi à la question pour le moment, je suis allée me brosser les dents, sans pour autant réussir à chasser cette question de ma tête.
De retour dans ma chambre, je me dirigeai vers ma fenêtre, histoire de me concentrer sur la rue plutôt que sur ces pensées parasites. Mais à part deux hommes en noir encapuchonnés qui restaient là sans rien faire devant l'immeuble, il n'y avait rien d'intéressant. Je suis donc allée me coucher.
Un ancien meilleur ami qui ne semble pas plus à l'aise avec moi qu'avec une étrangère, une famille qui pleure la Jennie qui se souvenait d'eux, et un journal qui paraît écrit par une autre fille que moi... Qu'est-ce qui ne tournait pas rond chez moi ?

A suivre...



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Dernière édition par A World of my Own le Mar 22 Juil - 20:00, édité 1 fois
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SkyDark
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Ven 11 Juil - 22:11

Veux la suite !!  


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MessageSujet: Re: Dear Diary   Lun 21 Juil - 3:00

Quoi ??! Plus d’une semaine de passée, et j'ai rien posté ??!! Non non non ça va pas du tout là ,il faut que je rattrape ça tout de suite !! Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, voici la suite de

Dear Diary
Chapitre 4 : Comédie Tragédie romantique

Les jours qui suivirent furent extrêmement calmes. Chacun restait dans son coin, sans vraiment apprécier cet isolement pour autant ; mais aucun n'osait faire le premier pas pour renouer le dialogue. Quant à moi, il n'était pas très difficile de deviner où j'étais...

« Mercredi 17 janvier
Cher Jennie-c (comme Jennie's confident, tu vois... bref)
C'est dur de mentir à quelqu'un quand on tient à lui. En particulier lorsque l'on tient à lui.
Aujourd'hui, en sortant des cours, je parlais avec Coralie, une amie d'enfance, lorsque Luke est venu me proposer de me raccompagner. Nous avons donc dit au revoir à Coralie et nous sommes partis. Je ne me doutais pas que ce qui allait se passer resterait gravé dans ma mémoire…
Sur le chemin, je trouvais Luke anormalement silencieux. Je dis anormalement, parce que d’habitude il sait de quoi il va parler avec moi quand on rentre ensemble. Je me suis donc dit que quelque chose n’allait pas, mais plutôt que de lui demander quoi j’ai préféré le laisser tranquille. A la moitié du chemin il se tourna vers moi, s’arrêta de marcher et me dit :
« Tu sais, Jennie… je t’apprécie beaucoup…
_Mais moi aussi ! lui répondis-je avec un clin d’œil, pour cacher mon inquiétude à propos de ce qui risquait de suivre.
_Jennie, je… tu vas peut-être trouver ça dingue, car on se connaît depuis peu de temps, mais… »
Il prit une grande inspiration, pour finalement lancer :
« Jennie, je crois que je t’aime. »
C’était donc bien ce que je craignais. Luke voulait me déclarer sa flamme sans que nous soyons dérangés. Seulement, moi, je n’avais pas eu le temps de préparer une réponse à ça.
« Jennie ?...
_Luke, je… »
Il me laissa un moment pour poursuivre ma phrase, mais n’attendit pas longtemps. Il essaya d’accélérer les choses :
« Jennie, tu quoi ?!
_Luke, moi je ne t’aime pas, lui ai-je lancé avec véhémence. Je suis désolée, mais tes sentiments ne sont pas partagés. »
Il m’a d’abord regardé avec un air incrédule que je ne lui connaissais pas. Et pour la première fois, je l’ai vu verser une larme. Il est rentré directement chez lui sans un mot.
Je pleure encore en écrivant ces lignes. Je m’en veux tellement de l’avoir jeté comme ça, alors qu’il a dû déployer du courage pour m’avouer ses sentiments.
Et le pire, c’est… que je lui ai menti sans raison. Je suis amoureuse de Luke. »

J’ai passé deux jours dans ma chambre à lire et relire ce passage. Et à culpabiliser quant à mon attitude envers Luke.
Mais, après tout, peut-être qu’il ne ressentais plus rien pour moi ? C’est vrai, je suis restée quatre mois dans un état végétatif, et même si il est venu me rendre visite tous les jours, il a sûrement fini par m’oublier… Il a peut-être même rencontré quelqu’un !
Je refermai le carnet, pour me rendre compte que ce mercredi 17 janvier se répétait dans ma tête. Je soupirai, puis m’approchai du miroir pour la première fois : des yeux aussi bruns que les cheveux, un visage presque triangulaire et des lèvres pas très fines. A part mon prénom, je n’avais rien de vraiment joli.
« J’avais peut-être meilleure mine ? pensai-je à voix haute en observant mon teint tristement pâle.
_Non, Jennie, je t’assure que tu n’as pas changé d’un iota ces quatre derniers mois », me répondit une voix que je reconnus tout de suite.
Je sursautai : Luke était adossé contre l’embrasure de la porte, les bras croisés et un sourire en coin. Il me semblait nettement plus assuré que la dernière fois.
« Je voulais te faire une surprise, poursuit-il. Excuse-moi si je t’ai fait peur.
_Non non, ça va. Qu’est-ce que tu veux ? lui demandai-je assez brutalement.
_Je venais te proposer de faire un tour. »
Je ne savais pas comment le prendre : est-ce qu’il essayait de faire oublier sa conduite lors de notre première entrevue ? Ou bien était-ce un véritable geste d’amitié ? A moins qu’il n’ait quelque chose à me dire…
« _Ecoute, dit-il après un court silence, je sais que depuis que tu es sortie de l’hôpital, tu n’as pas mis le nez dehors. Ta mère a acceptée que je t’emmène redécouvrir un peu le monde. »
Il me fit un sourire amical. Oui, Luke avait sûrement fini par me lâcher.
« Ok, ai-je finalement répondu. Allons-y ! »
Il faisait beau dehors. L’entrée de l’immeuble débouchait sur un grand parking extérieur, si bien que le soleil m’éblouit immédiatement.
« Tiens, on dirait que tu supportes mal la lumière naturelle ! lança Luke en riant. Attends, fais voir tes dents, que je sache à quoi m’attendre ?... »
Cette vanne me fit rire.
« Ça fait du bien, de revoir ce sourire sur ton visage », ajouta-t-il en me regardant dans les yeux.
Nous nous sommes engagés dans une rue étroite, bordée par des épiceries et des supermarchés.
Malgré les efforts que je déployais pour engager la conversation, mes pensées étaient tournées uniquement vers ce que j’avais lu sur ce fameux mercredi 17 janvier. Ces pensées me rappelèrent soudain une question que je voulais poser depuis un moment déjà.
« Luke, me trouves-tu changée ?
_Qu’est-ce que tu veux dire par là ? Si c'est ce qui t’inquiète, je t’assure que tu as une jolie mine, me répondit-il avec un ton léger.
_Non, ce n’est pas ça… Luke, est-ce que j’ai changé depuis que je suis revenue ?
_Ça, je ne pourrais pas te dire, tu viens à peine de rentrer. »
Il baissa les yeux. Son visage s’était fait plus grave.
« Mais il est vrai que… Peu de temps avant que tu ne tombes dans le coma, tu étais devenue… différente.
_Qu’est-ce que tu veux dire par là ? » lui demandai-je, intriguée.
Il n’eut pas le temps de me donner une réponse : à peine avais-je fini ma phrase qu’une main se plaqua sur ma bouche et m’entraîna dans une impasse.

A suivre…



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Dernière édition par A World of my Own le Mar 22 Juil - 14:46, édité 1 fois
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SkyDark
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Lun 21 Juil - 14:41

la suite promet ! d'ailleurs je veut la suite !   


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Naokii
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Lun 21 Juil - 16:11

Je profite de la WiFi de l'hôtel pour te dire ce que je pense de ces deux chapitres!
Chapitre 3: il est bien, j'aime beaucoup la blague de Cicéron! C'est bien écrit! Mais Lucie est injuste!
Chapitre 4: je me doutais un peu que Luke aimait l'héroïne! Chapitre très intéressant!
Je pense tout de même que tu pourrais faire des chapitres un peu plus longs! Vivement la suite!  


A quoi bon essayer de me faire vainement rentrer dans un moule qui n'est pas le mien?
Pourquoi un corbeau ressemble à un bureau?
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Lun 21 Juil - 20:46

Merci de tous ces compliments !! N'en faites pas trop non plus   
Naokii les sentiments de Luke étaient si évidents ? Quoique je me serais peut-être posé des questions si un "ami" était venue me voir tous les jours pendant quatre mois à l'hôpital dans un tel état... 
Quant à la longueur des chapitres, je te comprends, mais ils avaient l'air plus longs sur Word pourtant   
Je sais déjà ce qu'il va y avoir dans le prochain chapitre, mais je ne peux pas vous garantir qu'il sortira bientôt : j'ai mis quatre jours pour écrire le quatrième alors que je savais aussi ce qu'il s'y passerait  
Promis, je ferai de mon mieux !!



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MessageSujet: Re: Dear Diary   Mar 22 Juil - 17:17

 La suite !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Grave au plus profond de mon âme, la douleur de vivre qui aura été la mienne jusqu’à la fin.

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MessageSujet: Re: Dear Diary   Mer 17 Sep - 21:15

Salut tout le monde ! Alors, cette rentrée ? Je ne peux même pas me permettre de faire un sourire sadique, puisque ce n'était pas la meilleure de toutes pour moi...
Donc, voilà la suite de Dear Diary, avec un peu, bon d'accord beaucoup, ok avec énormément de retard par rapport à ce que j'avais prévu. Je n'ai pas fait un chapitre très long non plus, parce que sinon j'aurais plus grand-chose en réserve   Bref, voici un passage avec quelques hommages par-ci par-là (les intéressés se reconnaîtront   )
Dear Diary
Chapitre 5: Présentations !

La main était (comme c'est étrange !) relié à un bras et un torse humain qui me tournèrent vers la voie sans issue. Il y eut un temps d'arrêt où je vis une bande de personnes vêtues entièrement de noir, leurs visages dissimulés par une capuche.

Je n'aurais pas su dire pourquoi à ce moment-là, mais j'étais sûre d'avoir déjà vu celui en face de moi, avec son allure svelte...

Puis la main me relâcha brutalement. Surprise, je m'effondrai et me retrouvai assise par terre, paralysée par la peur.

"Mais c'est pas vrai ! Vous pouviez pas lui laisser plus de temps ? cracha Luke, l'air davantage menaçant qu'effrayé.
_Comment ça, plus de temps ? demandai-je, abasourdie.
_Jennie, je...
_Toi, le toutou, on t'a pas sonné", lui répondit d'un ton méprisant une jeune fille aux yeux rouges étincelant dans la pénombre.

Un jeune homme au regard identique soupira:

_Séraphine...
_C'est Séraphina ! répliqua-t-elle d'un ton pincé. Et tu prétends être mon frère..."

Le garçon en face de moi se tourna vers eux:

"On a pas le temps pour vos conneries", siffla-t-il avec autorité.

Tous baissèrent la tête, sauf la dénommée Séraphina qui fit mine de vérifier ses ongles en haussant les épaules. Puis il s'approcha de moi et retira sa capuche. Son regard acier me transperça. Il me regarda un moment avec insistance, puis me demanda:

"Tu ne te souviens vraiment pas de moi ?"

Je scrutais son visage plus attentivement: des traits parfaitement réguliers, des cheveux blonds tirant vers le platine... Si je n'avais pas été si inquiète de mon sort, j'aurais sûrement été frappée par son allure angélique.

"Ok, soupira-t-il, c'est vraiment problématique.

_Problématique ? s'emporta Luke, interloqué. On ne sait même pas ce qui lui est arrivé pour qu'elle soit restée dans le coma quatre mois, et le seul adjectif que vous trouvez pour résumer, c'est "problématique" ?!
_Qu'est-ce que j'ai dit, le chien ? rétorqua Séraphina. Sérieusement, rentre chez toi, et laisse-nous régler nos problèmes tous seuls, d'accord ? Je t'assure que ça vaudra mieux pour toi.
_Eh, je te rappelle que c'est moi qui vous ai prévenu pour Jennie !
_Oh, comme il est mignon, le chien-chien ! Qu'est-ce que tu crois, qu'aboyer inutilement peut justifier ta présence ?
_Elle ne se souvient même pas de vous ! Et c'est grâce à moi que vous l'avez retrouvée.
_Cou-couche panier !
_Oh ! intervint l'ange noir, c'est pas en se gueulant dessus qu'on va lui rafraîchir la mémoire."

Une fois le calme revenu, il me tendit la main. Je tremblais encore comme une feuille, mais je parvins à me maîtriser suffisamment pour la saisir.

"Eh bien, puisqu'il faut tout reprendre, poursuivit-il en me relevant, moi, c'est Jack.
_Jennie, répondis-je par réflexe.
_Non, ça va, fit-il amusé, toi, je sais qui tu es.
_Qu'est-ce que vous voulez dire ?
_Euh, pour commencer, j'aimerais mieux qu'on se tutoie, veux-tu ?"

Il s'écarta:

"Et surtout, que tu saches à qui tu parles".

Je balayais tout le monde du regard. Jamais je n'aurais imaginé un bande aussi hétéroclite en face de moi : outre Séraphina et son frère aux yeux d'un rouge aussi intense que le noir de leurs cheveux, je remarquais un garçon aux cheveux verts comme ses yeux, une fille à la peau presque grisâtre et aux cheveux violets ( je suis même pas sûre qu'elle se les teignent...),et un autre garçon qui, s'il avait des yeux bleus et des cheveux roux a priori normaux, surprenait par son ennui apparent à contempler la flamme qui brûlait au creux de sa main.

Le frère de Séraphina fut le premier à se présenter:

"Daemon, dit-il en me tendant la main avec un sourire engageant.
_Enchantée, lui ai-je répondu en essayant d'adopter le même ton, tout en lui serrant la main.
_Oh, et... je m'excuse pour l'attitude de ma sœur, ajouta-t-il. Elle est souvent excessive.
_Eh, lança cette dernière, je peux m'excuser toute seule, tu sais...
_Oui, mais je sais très bien aussi que tu ne l'aurais pas fait" répliqua Daemon sèchement.

Tous deux se lancèrent un regard noir. Je tentais de calmer le jeu :

" Non, non, ça va. Ce n'est pas à moi qu'elle s'en est vraiment prise."

Cette fois, c'était moi que Séraphina regardait de travers. Un rapide coup d'oeil vers Jack lui fit apparemment comprendre qu'il valait mieux faire profil bas. Elle détourna ses yeux des miens, et Daemon s'écarta pour laisser place aux garçons aux cheveux verts.

Je lui tendis la main, lorsque celui-ci m'arrêta d'un geste en disant:

"Attends, je cherche ma sucette."

Il fourra sa main dans sa poche et en sortit une petite sucette ronde. A peine eut-il prit un air satisfait qu'elle lui échappa et atterrit... dans une poubelle, dans laquelle il n'hésita pas à plonger, pour en ressortir avec une expression de triomphe lorsqu'il contempla le petit bonbon, qu'il avait récupéré dans sa main.

Encore une fois, si je n'avais pas été dans une telle situation, j'aurais sûrement éclaté de rire en voyant la peau de banane magnifiquement accrochée dans ses cheveux, telle un couvre-chef.

Il déballa la sucette avec avidité et la fourra dans sa bouche avant de marmonner:

"Moi, ch'est Nutty. Parche que ch'adore le shucre. Nutty Candy pour la préshentation complète.
_Si la plupart d'entre nous donnent leurs vrais noms, on préfère utiliser des surnoms ici", expliqua Jack qui se tenait derrière moi.

Il regarda Nutty un instant, puis ajouta en soupirant:

"Mais, comme tu as pu le voir, Nutty est quand même quelqu'un de... spécial."

Ce dernier répondit à cette remarque par un grand sourire moqueur. Il est vrai que, pour un tel obsédé de sucettes, je le trouvais anormalement mince. Je me demandais si cette remarque ne faisait pas de moi quelqu'un de superficiel.

Il s'écarta à son tour, toujours tout sourire, pour laisser place à la fille à la peau de porcelaine.

"Au cas où tu te le demanderais, lança-t-elle avant que je puisse ouvrir la bouche, mes cheveux ne sont pas teints."

Elle me serra la main avec un air blasé. Je ne pus m'empêcher de me dire qu'elle devait être une grande amie de Séraphina.

"Et NON, je suis pas amie avec cette peste de Séraphina !" s'exclama-t-elle, exaspérée cette fois.

Je lui répondis par de grands yeux ronds. Elle lit dans les pensées ou quoi ?

"Non, fit Jack en riant, Morgane ne lit pas dans les pensées. C'est juste que tout le monde lui dit la même chose à chaque première rencontre.
_Et là, ajouta Morgane, c'est le moment où tu te dis "quand même, il y a un truc, là !" d'un air alarmé pitoyable..."

D'accord, pensais-je. En fait non, disons plutôt que je m'interdis formellement de penser en sa présence.
Elle retourna à sa place en soupirant. Ce fut donc au tour du jeune homme roux de se présenter.
Alors qu'il s'avançait, je remarquais qu'un foulard lui masquait le bas du visage. Je n'y aurais pas prêté particulièrement attention s'il ne l'avait pas enlevé ensuite. Je compris alors pourquoi il le portait : une grande cicatrice, allant presque d'une oreille à l'autre, formait sur sa figure un sourire étrangement effrayant.

Apparemment, ma surprise était flagrante, puisqu'il baissa les yeux en esquissant un sourire de côté (quoique, avec cette cicatrice, je n'étais pas bien sûre...) comme pour me répondre. Il releva la tête et me tendit la main :

"Moi, c'est Leto. Ravi de te revoir comme avant, dit-il en faisant, cette fois, un véritable sourire.

_Et moi de te... re-rencontrer, lui ai-je répondu, heureuse de recevoir un accueil autrement plus chaleureux que celui de Morgane.
_Oh, oui, j'oubliais... Puisque tu ne te souviens de rien, je te rappelle que je contrôle le feu et la lumière, ce qui m'a servi de nombreuses fois."

Ah bah non, en fait je lui ai fait les mêmes yeux ronds qu'à Morgane.

"Attends, tu... tu as des pouvoirs ?!
_Et il n'est pas le seul, ajouta Jack en s'approchant de moi. Par exemple, bien qu'elle n'ait pas jugé bon de le mentionner, poursuivit-il en désignant Séraphina d'un regard accusateur, Séraphina a la capacité de se téléporter sur de courtes distances."
_C'est que l'on ne m'a pas vraiment laissé l'occasion de me présenter", répondit cette dernière avec une irritation dans la voix qui me paraissait déjà habituelle.

Avec ce que j'en avais entendu, je n'en voyais plus trop l'utilité... Jack soupira. Il se replaça ensuite en face de moi et reprit:

"Nous ne sommes pas tous présents, je pense donc que tu verras les autres à l'entraînement.
_L'entraînement ? demandai-je, plus par curiosité que par incompréhension. De quoi vous ... De quoi tu parles ?"

A suivre...



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Lukameg
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Jeu 18 Sep - 6:56



Ce que l'on a perdu une fois est perdu à jamais.
Telle est la règle, il n'y a aucune exception.

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Naokii
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Ven 19 Sep - 16:53

Ooooooooooooooh! Mon petit Leto cheri que j'aime!   Nan... Il est à Oxymore... Trop bien!


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SkyDark
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MessageSujet: Re: Dear Diary   Dim 28 Sep - 14:17

Nutty !   je trouve que tu lui as parfaitement rendue hommage j'attend de voir quelle pouvoir il possède!


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Dear Diary

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