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 Le chat de Venise

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Ayikami
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MessageSujet: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 16:49

Je partage avec vous ma première originale:
Le chat de Venise...

C'est la fin des cours et le début des vacances. Moi, Karen Agnel, je suis dès maintenant en vacances. Libre. Et pendant un mois je vais partir chez ma tante, à Venise. Lorsque je traversai la grille de ma maison, j'entendis qu'on m'appelait. C'était Carew, mon petit ami. Souriant, il s'approcha de moi, m'enlaça puis m'embrassa tendrement. Je voulus que ce moment soit éternel mais je dus à contrecœur m'écarter de lui. Il me caressa la joue et me souffla un « au revoir » avant de s'éloigner. Juste après cette pénible scène, je me précipitai dans ma chambre pour aller chercher ma valise. Je la pris rapidement, descendis les escaliers, jusqu'à ce que j'aperçoive ma mère, mon père, mon frère Chris et ma tante venue me chercher. Je lui ai dit « Bonjour » et  un « Au revoir »destinés à ceux qui restaient. L'aéroport était à deux pas de chez moi. Arrivées, nous nous sommes installées dans l'avion, destination Venise. Moi près de la fenêtre, j'examinais mes cheveux bruns aux reflets châtains dans la vitre. L'avion avait décollé, nous quittions le sol de Paris pour atterrir sur celui de Venise. Une heure plus tard, mon oncle nous attendait. Il nous emmena dans la demeure près de l'eau où nous allions loger. Je sentais que ce voyage serait le plus beau et le plus merveilleux de toute ma vie!

Ayant pris mes marques dans la grande maison de ma tante et mon oncle, j'ai eu droit à une visite guidée de Venise. Mon oncle m'emmena dans son petit bateau à moteur et peu après, je connaissais l’histoire de Venise par cœur. Je suis même montée dans une gondole! Le lendemain, ma tante me demanda de faire les courses. Je sortis dans une petite ruelle, où se trouvait un petit magasin près de là. Arrivée, je me précipitai à l’intérieur. Après avoir tout acheté, je m'apprêtai à retourner dans le bateau quand quelqu'un me mit un mouchoir sur la bouche pour m'empêcher de crier. Je me débattais du mieux que je pouvais mais la personne, qui devait être un homme, était beaucoup plus forte que moi. Je n'avais presque plus d'air, j'allais perdre connaissance. Je fermai les yeux en pensant à ce qu'il allait m'arriver alors que la personne s'emparait de mon sac. Soudain, dès que j’ouvris les yeux, mon sac était toujours près de moi et l'homme (s'en était bien un) gisait par terre la main sur le visage. Regardant de tous les côtés, je vis un chat avec un chapeau et une plume dessus comme celui des trois mousquetaires. Il partit lorsqu'il croisa mon regard et je me rendis compte que l'homme qui m'avait agressé portait une griffure sur son visage. Je réfléchis quelques secondes avant de me précipiter dans le bateau et de filer à toute vitesse vers la maison. Lorsque je fus à l'intérieur, j'étais seule donc je posai les marchandises sur une table et après maintes et maintes réflexions je finis par conclure que l'étrange chat au chapeau m'avait sauvée..

Quelques jours après mon agression et l'apparition du chat au chapeau, ma tante m'appela depuis le salon. Je descendis les marches aussi vite que je pus et je vis, dans le salon, un jeune homme aux cheveux courts et châtains, de grande taille à côté de ma tante. Celle-ci me dit que c'était le fils d'une de ses amies et qu'il était là pour me tenir compagnie pendant quelques semaines. Je me suis dit que cela ne pouvait pas être plus mal et m'approchant de lui il me dit:
 
- Enchantée de te connaître Karen, moi c'est James
 
-Enchantée James, répondis-je un peu gênée. 
 
Après quelques politesses je lui proposai de venir dans ma chambre pendant que ma tante préparait le dîner. Arrivés dans ma chambre, il s'asseyait sur mon lit, moi à côté, et je le questionnai un peu:
 
- Alors tu ne m'a pas dit ton âge. Quel âge as-tu?
 
-J'ai 17 ans répondit-il et toi?
 
-Moi... J'ai 16 ans, un an de moins! M’exclamai-je sans trop savoir pourquoi.
 
On se parla pendant deux heures entières jusqu'à ce que ma tante nous appelle pour dîner. Assise à côté de James, j'entamai la conversation quand j'entendis mon portable sonné. M'excusant auprès de tout le monde, je me précipitai dans ma chambre, décrocha et à ma grande surprise entendis la voix de Carew dire:
 
-Coucou mon ange, alors tu vas bien? Tu te plais bien à Venise?
 
-Coucou mon cœur, je vais bien et toi? Comment se passe tes vacances ? Moi je me plais bien à Venise, je viens de rencontrer un jeune homme de 17 ans, il s'appelle James. Répondis-je un peu trop vite
 
-Oh... je vais bien, mes vacances ça se passe bien mais sans toi c'est plus aussi génial je vais dire, riait-il, et une bonne rencontre de faîtes à ce que je vois.
 
-Oui on peut dire que c'en est une, riais-je aussi, tu me manques mon cœur!
 
-Tu me manques aussi mon ange! L’entendis-je, excuse moi je dois raccrocher. Je t'aime mon ange! Bisous!
 
-Ok... Je t'aime aussi! Gros bisous mon cœur!  
 
Emue par son appel, je portai une main sur le cœur avant de redescendre toute joyeuse. Toujours assise à côté de James, celui-ci me demanda la cause de ma gaieté. Je répondis que je venais de recevoir un appel de mon petit ami et le regard tendre de James se changea en petit regard noir. N'y prêtant pas attention, je continuai à manger. A la fin du repas, il me tira par le bras, m'emmena dans la chambre, plongea son regard dans le mien pour qu'à la fin il me dise « Tu oublieras ce mec crois-moi! » Avant de s'enfuir dans sa chambre. Ne sachant comment prendre cette phrase, je me changeai et m'endormis dans mon lit ne pensant qu'à ce chat doté de son chapeau.


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Lukameg
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 16:50

  pas mal du tout


Ce que l'on a perdu une fois est perdu à jamais.
Telle est la règle, il n'y a aucune exception.

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Ana Lei
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 16:50

J'aime beaucoup  


Grave au plus profond de mon âme, la douleur de vivre qui aura été la mienne jusqu’à la fin.

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Ayikami
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 16:53

   Voici la suite rien que pour vous:

Une semaine plus tard, James me demanda si l'on pouvait se promener tout les deux. Apparemment, il avait oublié l'histoire de la dernière fois et c'est tant mieux. J’acceptai de sortir. Une fois dehors, il me raconta toutes sortes d'histoires sur Venise. Nous nous baladions dans ses ruelles pleines de boutiques. James m'expliqua que son père était artisan et sa mère couturière. Tout en l'écoutant, je m’arrêtai soudainement devant une vitrine où plusieurs poupées représentant des chats habillés en humains étaient exposées. Je lui proposai de rentrer et il acquiesça. A l'intérieur, je fus émerveillée mais une poupée m'attirait en particulier. Elle ressemblait fortement au chat de la dernière fois. La poupée avait un chapeau avec une plume dessus, était sur ses quatre membres et d'un roux splendide. La vendeuse m'expliqua que la poupée était en biscuit, c'était donc très fragile. Je ne pus me retenir de l'acheter tant elle était belle et ressemblante au chat. James voulut me l'offrir mais je déclinai cette offre, après tout il n'avait pas à faire ça et je ne voulais pas qu'il gaspille son argent pour moi. L'achat terminé, nous retournions tranquillement à la maison. Cependant en chemin, une femme se jeta sur James et le mit K.O. Horrifiée, je criai si fort que j'aurais pu réveiller les morts. La femme se retournant vers moi me regarda de ses yeux rouges sang. Des pupilles rouges sang... Je crus pendant un instant que c'était un... un vampire! Elle marcha doucement vers moi, qui tellement terrifiée, courus. Mais la jeune femme était bien plus rapide et agile, elle me rattrapa et m'agrippant me jeta à terre. Mon sac contenant la poupée du chat m'échappa des mains. Mais elle n'y prit pas attention et continua à avancer vers moi. C'est à ce moment là que je l'ai vu, le chat! Il releva la tête cachée par son chapeau et je me rendis compte que ses yeux étaient aussi rouges que ceux de la dame. Celle-ci apparemment terrorisée par l'arrivée brusque du chat se mit sur ses gardes. Puis tout se passa très vite. James se releva tant bien que mal et assista en même temps que moi à une scène absolument surréaliste. La femme se crispa puis je vis que sa tête prenait la forme de celle d'un chat puis tout son corps fit de même. Le chat au chapeau ne sembla pas impressionné et une fois la transformation terminée, il se jeta sur elle et la griffa partout.  Je la vis s'effondrer tandis que le chat atterrit en douceur sur ses pattes. Il me lança un regard plein de tendresse, enfin c'est l'impression que ça m'a donnée, avant de filer au pas de course. James n'en revenait pas, je crus même qu'il allait s'évanouir à nouveau. Mais bon, une fois remit de nos émotions nous nous en allions sur le chemin de la maison et moi me demandant pourquoi ce chat apparaissait tout le temps quand j’étais en danger...

Nous sommes rentrés à la maison, James et moi, et il raconta tout à ma tante et mon oncle. Ceci les inquiéta fort mais je les rassurai. Après tout il y avait encore ce chat au chapeau qui me sauvait à chaque fois. D’ailleurs, le regard attendrissant qu’il avait posé sur moi, me fit rougir et James le remarqua. Il m’emmena dans la chambre et tout en me regardant dans les yeux, me lança :

- Tu penses encore à lui ?

-Comment ça à lui ? Demandai-je calmement mais terrifiée.

-Bah à « ton cœur », dit-il sur un ton désinvolte.

-Et alors ? Qu’est-ce que cela peut te faire que je pense à lui ou pas ? Rétorquai-je, le fixant de mes yeux noisette.

-Ça me fait que…que... que je…, bafouilla-t-il toujours en s’appuyant contre le mur.

-Que tu quoi ? Criai-je ne pouvant plus me contenir.

-Que je t’aime ! Lança-t-il, rouge de colère mais aussi de honte.

A ces mots, il s’appuya contre moi et m’embrassa. Je me débattis autant que je le pouvais mais il m’agrippa un peu plus fort jusqu’à détachée ses lèvres des miennes. Là, reprenant mon souffle, je lui jetai un regard noir et me dégageai rapidement. James tomba à la renverse alors je le giflai. Il me regarda, une main sur sa joue rosée tandis que moi je m’éloignai. Je courrai, les larmes aux yeux. Comment a-t-il osé faire ça ? Il sait que j’en aime un autre, il a entendu la conversation que j’avais eue avec Carew. Désespérée, je pris ma veste, mon portable et une fois éloignée de la maison, je composai le numéro de Carew. J’entendis que ça sonnait puis il décrocha :

- Allo ? Karen ?

-Carew ! Je suis heureuse de t’entendre ! M’exclamai-je mais ma voix tremblait et il le sentit.

-Karen… Moi aussi je suis heureux de t’entendre mais je sens que quelque chose ne va pas.

-Non ne t’inquiète pas tout va bien. Ma voix tremblait.

-Je sens que ça ne va pas mon ange… Tu peux tout me dire tu sais ?

-Je… essayai-je de commencer mais je parti en sanglot.

-Mon ange… Que se passe-t-il ? J’ai dit quelque chose qui ne fallait pas ?

-Non, non, c’est juste que… Tu sais James, la personne que je t’ai parlée l’autre fois ? Eh bien, il m’a…

-Prends ton temps. Me dit-il doucement.

-Il a écouté notre conversation et pris d’une jalousie, il m’a agrippée et m’a embrassée sans que je le veuille. Ensuite il m’a dit qu’il m’aimait et que je t’oublierais. Mais…

-Chut… N’en dis pas plus mon ange. Je comprends tout. Ecoute, j’ai demandé à ma mère et à la tienne si je pouvais passer les vacances avec toi. Elles ont acceptées et j’arrive ce soir. Je comptais te faire la surprise mais après ce que tu me racontes je préfère te rassurer. Allez à tout à l’heure, mon ange et si jamais t’as un souci appelle-moi. Bisous.

-Oh ok. Bisous mon cœur. Je t’aime !

-Moi aussi je t’aime ! 

Il raccrocha et je me sentis soulagée de l’appel que j’avais passé, et l’arrivée de Carew m’emplit de joie. Je rentrai joyeusement à la maison quand je l’aperçus. Pas le chat ! Mais James. Il me regarda de ses yeux bruns. Il m’avait suivi et avait donc tout entendu. Pourquoi faisait-il tout ça ? Il voulait vraiment me prendre à Carew ? Je fus arrachée à ces réflexions. Il se jeta sur moi et m’appuya contre un mur. Cette fois j’étais coincée. Il me regarda et approcha ses lèves des miennes quand… quand… Je n’eue que quelques secondes pour me libérer. Quelqu’un avait assommé James et il relâcha doucement son étreinte. Le chat… Il éloigna James et ce fut le trou noir. Lorsque je rouvris les yeux, je fus surprise de me trouver dans les bras de Carew. Il posa un doigt sur ma bouche pour m’empêcher de parler. Il m’expliqua que James fut ramené chez lui et qu’il ne m’embêterait plus jamais. Que lui, Carew, serait toujours là pour moi. Il m’enveloppa et je m’endormis ne pensant plus à rien.


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Lukameg
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 16:53

Un chat "chevalier blanc" c'est original


Ce que l'on a perdu une fois est perdu à jamais.
Telle est la règle, il n'y a aucune exception.

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Ana Lei
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 16:55

Et bien et bien et bien...   Qu'est-ce que Carew fait là bas ? Et franchement, ce chat c'est quoi ? Ou plutôt, c'est qui?  


Grave au plus profond de mon âme, la douleur de vivre qui aura été la mienne jusqu’à la fin.

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Ayikami
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 16:56

  Héhé! Un peu de patience, voici la suite:

Depuis l’arrivée de Carew et le retour chez lui de James, mes vacances se déroulaient merveilleusement bien. Je fis visiter Venise à Carew et celui-ci apprécia fort. Il lui arrivait même de me lancer des regards tendres alors que mon oncle et ma tante lui expliquait quelque trucs, ce qui prouvait bien que ce qui l’intéressait c’était moi. Nous rentrâmes pour déjeuner. Après, je proposai à Carew une petite promenade seuls tous les deux. Il accepta et nous nous en allâmes. Une fois dehors, il passa son bras autour de mes épaules et me serra contre lui. Je rougis et posa ma tête dans le creux de son épaule. Quelques minutes plus tard, nous nous assîmes sur un banc. Là nous rigolions, parlions pendant un bon moment. Puis nous nous hâtâmes pour rentrer à la maison. Mais au chemin du retour, je sentis comme une présence qui nous suivait. Je me retournai brutalement et un homme, grand et mince, nous faisait face. Il releva sa tête et je vis ses yeux rouges sang. J’eu très peur et courus. Je me rendis compte que Carew ne me tenait plus la main. Je m’arrêtai et me retourna. Il n’était pas derrière moi non plus. L’homme, plus rapide et agile que moi, m’empoigna et me jeta au sol. Je cachai ma tête dans mes mains pour éviter qu’il me frappe au visage. Il me les enleva et il m’assomma. Trou noir. Quand je rouvris mes yeux, je vis le chat avec son chapeau. L’homme, comme terrorisé, se crispa et entama une transformation en chat semblable à celle de la femme de la dernière fois. Cette fois-ci, le chat ne lui laissa même pas le temps de finir sa transformation. Il lui sauta dessus, le griffa et l’acheva. Je poussai un cri d’horreur voyant le sang dégouliner de partout. Le chat se retourna, me regarda, s’avança. Ses petits yeux rouges me fixaient. Si fort que je crus en rougir. Il me prêta main forte pour me redresser sur mon séant. Là il déposa son petit museau sur ma joue comme un léger bisou puis il s’éloigna. Une main sur ma joue et l’autre sur ma tête douloureuse, je vis Carew réapparaitre comme par magie. Il me vit et me releva. Je le regardai avec un regard inquiet mais aussi énervé. Il me fixa. Son visage était pâle d’inquiétude. Il me dit qu’il était parti chercher des boissons et qu’il n’avait pas remarqué l’homme aux yeux de sang. Je le pardonnai et son visage reprit des couleurs. Il me déposa un baiser sur le front et nous rentrâmes tranquillement à la maison.

Trop de choses se succédaient. Tout d’abord, dès mes premiers jours à Venise, un homme tenta de me voler mon sac et je suis sauvée par un chat. Puis je rencontrais James. On a assistés à la transformation d’une femme en chat aux yeux rouges et James a fait une crise de jalousie. Carew arrivait à Venise et pendant une promenade un homme m’attaqua et le chat me sauva encore une fois. Carew étant parti me laissant seule face à un homme qu’il n’a même pas croisé. Enfin, après tout ça, je fus tranquille. Et pourtant quelque chose ne tournait pas rond. Lorsque Carew a disparu, le chat est apparu juste après. Et inversement, quand le chat est parti, Carew est réapparu. Je ne comprenais rien à rien. Justement, à ce moment précis, quelqu’un entra dans ma chambre. Je me retournai brutalement et me radoucie. C’était Carew. Il me décocha un clin d’œil et je répondis d’un sourire. Il m’enlaça et m’embrassa. A chaque fois j’étais comme transportée dans un autre monde. Mais je le repoussai, je voulais lui poser des questions. Il se posa, face à moi, et je pus commencer mon questionnaire :
 
- Ecoute Carew… Il y a quelque chose que je ne trouve pas net et que je n’arrive pas à éclaircir.
 
-Je t’écoute, Karen.
 
-Et bien voilà heu… commençai-je
 
-Oui ?
 
- Te rappelles-tu de la fois où nous nous sommes promenés ? Et même qu’au moment où tu avais disparu je me suis fait attaquée ?
 
-Oui… répondit-il le visage assombri
 
-Et bien, j’aimerai savoir pourquoi quand tu as disparu le chat, qui m’a sauvé la vie, est apparu pile après. 
 
Pour toute réponse, il me regarda sombrement. Je me demandai ce que j’avais fait pour le rendre comme ça, je ne le reconnaissais pas. Il m’embrassa sur la joue et sortit tout en me disant que nous mangions. Je me précipitai à sa suite. Je l’agrippai par le bras et le retint quelque minutes. Je voulais qu’il m’explique sa réaction. Je n’eus droit qu’à « Ne t’inquiète pas, je ne me sentais pas bien » ou encore « Un jour, tu auras toute réponse à tes questions. ». Au moment du dîner, je m’assis à côté de lui. Il ne s’écarta pas. Tout était silencieux. A la fin du dîner, je rejoignis ma chambre et Carew fit de même un peu plus tard. Il se faisait tard et ma tante nous avait ordonnée de nous coucher. Elle avait aussi dit que nous n’avions pas le droit de nous parler. Ce fut à contrecœur que nous acceptâmes ceci. Une fois dans mon lit, je l’entendis. Carew. Sa respiration lente me poussa à sortir de ma chambre et à le rejoindre. Mais malheureusement, ma tante veillait. Je dus m’abstenir et m’endormis rêvant au chat. Le lendemain, je partis me laver. Carew était déjà en bas. Une fois prête, je l’embrassai et fila chercher quelques pains sous demande de ma tante. Je courrai pour aller vite quand j’heurtai violemment quelqu’un. Je m’excusais mais l’homme, que j’avais heurtée, m’attrapa le bras et me jeta à terre. Je m’efforçai de me lever mais il me décocha un coup de pied cette fois. Je faillis m’évanouir. Il s’apprêtait à m’en donner un deuxième. Je mis mes mains sur mon visage pour me protéger. Soudain, son geste fut suspendu. Quelqu’un était en train de lui tordre le bras. Carew ! Je poussai un cri de joie de le voir et d’être sauvée. Mais la suite fut moins réjouissante. L’homme se transforma en chat et je vis Carew faire de même. Catastrophe ! Le chat au chapeau apparût sous mes yeux. Je tombai dans les pommes. Carew et le chat au chapeau ne faisait qu’un. Plus tard, je sentis quelqu’un me prendre dans ses bras.


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Ana Lei
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 16:57

Hihih je le savais   


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Ayikami
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 16:59

Héhé! Allez je vous offre la suite:

Je me suis réveillée dans ma chambre. Je ne me souvenais de rien mais je savais juste que ma tête était douloureuse. Quand on frappa à ma porte. Elle s’ouvrit, je vis Carew et tout me revint à l’esprit. L’homme. Carew. La transformation en chat. Le chat au chapeau. Carew lui, heureux de me voir réveillé, s’approcha et s’assit à côté de moi. Il voulut me serrer dans ses bras mais je le repoussai. Il n’insista pas :

- Tu m’en veux de ne pas t’avoir dit la vérité ? me demanda-t-il.

En guise de réponse je poussai un gémissement qui signifiait que j’avais mal puis un grognement pour acquiescer :

- Je suis désolé de ne t’avoir rien dit mais c’était pour ton bien et le bien de l’ordre.

-De l’ordre ? Questionnai-je.

-Oui de l’ordre, me répondit-il, l’ordre des human-cats.

-Des human-cats ?

-Oui, des humains qui peuvent se transformer en chats, m’expliqua-t-il, cet ordre est divisé en deux parties : les angels-cats et les devils-cats. Les personnes qui t’ont attaqué font partie des devils. Moi je fais partie des angels. Pour tout dire je suis un peu ton ange gardien mais en chat au chapeau.

Mes yeux étaient ronds comme des billes tellement j’étais surprise. Carew me tendis son fameux chapeau qui était grand pour la tête d’un chat. A en voir ma tête, il comprit tout de suite ce que je pensais et me dit de ne pas m’inquiéter. Lorsqu’il se transforme, le chapeau rétrécit. Je soufflai de soulagement. Carew poussa un gros rire et reprit plus sérieusement:

- Karen… Maintenant que tu connais l’existence de l’ordre, je me dois de te présenter à notre chef.

-Ok, sifflai-je entre mes dents

Au moment où Carew sortit, il remarqua la poupée de chat en biscuit. Il s’en approcha et la caressa. Il s’en éloigna et sortit de ma chambre, un sourire aux lèvres :

- Repose-toi bien, me lança-t-il, je viendrai te chercher plus tard

Lorsqu’il fut éloigné, je m’endormis. A mon réveil, je m’aperçus était là, près de moi. Je me redressai et il se retourna. Il m’adressa un sourire que je lui renvoyais. Il me rappela juste de m’habiller car nous devions partir. Nous savions tout deux pourquoi. Je me dépêchai et une fois habillée, nous sortîmes. Je le suivis de près, il marchait drôlement vite. Puis il s’arrêta devant une porte en bois. Il prononça une formule inaudible et la porte s’ouvrit. Nous entrâmes et Carew referma derrière lui. Il n’y avait rien dans l’habitation. Juste des tables, des chaises et des emblèmes. Ces emblèmes représentaient un chat ailé sur un nuage. Je voulus demandé à Carew mais je m’abstenus. Après tout il y avait mieux à faire. Je garderais la question pour plus tard pensai-je. Des hommes étaient adossés sur les tables. Mais un seul retint mon attention. Il était grand, à mon avis, mince, des cheveux bruns et des yeux azur. Une grosse cicatrice barrait son œil gauche. Il me dévisagea puis se relança dans sa conversation. Carew et moi, nous pénétrâmes dans une pièce, petite et qui ne contenait qu’un bureau. Quelqu’un y était adossé. La lumière était filtrée par une fenêtre mais c’était assez pour y voir clair. Carew s’approcha de la personne qui celle-ci le fixa et prononça ces mots :

- Je suis heureux de te revoir, Carew.

-Moi aussi, Sam dit Carew.

-Et je vois que tu as amené de la visite, continua le dénommé Sam en me désignant du doigt. Tu sais bien que les petites amies qui ne font pas partie de l’ordre ne sont pas admise ici.

-Bien sûr que je le sais. C’est peut-être ma petite amie mais sa présence est importante.

-Ah ? lança Sam en haussant un sourcil. Et bien je t’écoute.

-Alors, commença Carew, en tant qu’angel, je me dois de protéger une seule personne. J’ai jeté mon dévolu sur Karen. Je faisais à merveille mon travail tout en cachant l’ordre. Mais un jour je ne pouvais me cacher pour me transformer. Karen était trop exposée au danger. Alors, je me suis transformée devant elle. Plus tard, je dus tout lui expliquer et voilà pourquoi je te l’ai amené. Elle doit être la seule à être mise dans la confidence et elle saura gardée notre secret.

Le chef, Sam, semblait très concentré sur les paroles de Carew. Pour finir, il décida de me laisser dans la confidence si je jurais de ne jamais dévoiler ce secret sur l’emblème des angels. Un chat ailé sur un nuage. J’y posai ma main et jura. Ensuite, on m’invita à dîner avec tous les angels. Je déclinai poliment l’invitation à cause de ma tante et mon oncle. Il s’inquièterait de trop. Sam ne broncha pas et Carew rentra avec moi. Une fois arrivé, nous dînâmes silencieusement puis allions nous coucher. Cette nuit sera certainement la plus mouvementée de toutes.
Cette nuit tout était calme. Jusqu’au moment où, j’entendis des « toc, toc ». Je n’avais aucune idée si ça venait de ma porte ou s’il pleuvait soudainement dehors. J’essayai de me rendormir mais les « toc, toc » persistaient. Je décidai donc de me lever. J’ouvris un œil, puis l’autre et je vis à travers la fenêtre une femme. Je me précipitai à la fenêtre pour lui ouvrir. Elle s’excusa et me demanda si je me nommais bien Karen. Je répondis que oui. Et ce moment-là, sera sûrement le plus terrible de ma vie. La femme m’attrapa au cou et essaya de me faire passer à travers la fenêtre. Je me débattais en vain. Je passai par la fenêtre et puis plus rien. Le vide total. Lorsque je rouvris les yeux, j’étais au pied d’un arbre, bâillonnée et ligotée. Je n’arrivai pas à défaire mes liens, ils étaient trop serrés. Puis la femme réapparut en face de moi. Elle s’agenouilla et ses yeux rouges sangs me fixaient plus intensément que je crus qu’ils me transperçaient. Elle engagea une conversation :

- Karen Agnel… Mon chef sera très heureux de te voir. Tu sais, tu nous seras utile pour conquérir le reste du territoire des angels.

-Humph ! Tentai-je de parler.

-Oh j’oubliai ! Je dois te poser quelques questions et tu dois répondre je vais donc t’enlever le morceau de tissu d’entre les dents, ricana-t-elle en s’exécutant.

-Pourquoi m’avez-vous kidnappée ? Hurlai-je.

-Oh tout doux ma jolie. Sache que tu es des nôtres. Commença-t-elle.

-Comment ça des vôtres ? M’écriai-je. Je ne fais pas partie de l’ordre et je ne serai jamais du côté des devils !

-Ah oui ? Continua la femme, tu ne t’es jamais demandée d’où te venait la faculté de voir à la perfection la nuit ?

Voir à la perfection la nuit. Il est vrai qu’un soir avec mon frère Chris, je me suis rendue compte que je voyais dans le noir comme en plein jour mais je pensai que c’était un heureux hasard. Et là on venait de me dire que ce serait dû à mon statut d’human-cats. Voyant mon visage légèrement stupéfait, la femme ri d’un air moqueur et laissa place à un homme. Je reconnaissais cet homme. Une cicatrice sur l’œil gauche, des yeux azur. Non, ce n’est pas possible, me répétait-je, il ne peut pas être. L’homme qui était chez les angels ! Que fait-il là ? Serait-il un devils venus espionné ses ennemis ? La réponse me fut donnée par lui en personne :

-Je sais ce que tu te dis. Tu penses que j’espionnais les angels, non ? Sache que je ne les espionnais pas. J’étais là par convocation de mon frère, que tu connais certainement, le chef des angels, Sam.

-S-Sam ! C’est votre frère ? M’étranglai-je.

-On ne te l’a pas dit ? Ah c’est étrange, je pensais que ce foutu Carew aurait été assez prudent pour te prévenir mais non. Tant pis pour lui, je lui ai pris sa Karen et tu vas m’être utile pour récupérer ce qui m’appartient. Lança-t-il le regard braqué sur moi.

-Que voulez-vous récupérer ? Lui demandai-je.

-Comment ça ce que je veux récupérer ? S’emporta-t-il. Mon territoire enfin ! N’y a-t-il rien de plus important que mon territoire ?

-Vous ne le récupérerez jamais ! Soufflai-je entre mes dents.

-C’est ce que tu crois et bien c’est ce que nous verrons ! Cria-t-il tout en s’éloignant.

Je sentais que cette nuit commençait et finirai mal.


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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:02

  Voici la suite :

Carew se réveilla brutalement. Alerté par les incessant « toc, toc » qu’il venait d’entendre, il se leva et se dirigea vers la chambre de sa petite amie. Il toqua. Pas de réponse. Il recommença. Toujours pas de réponse. Cette fois-ci, il ouvrit la porte et étouffa un cri. La fenêtre de la chambre était ouverte mais en plus de ça Karen n’y était pas. N’y était plus. Carew s’approcha et regarda par la fenêtre. Sa vue de human-cats lui permettait de bien voir la nuit. Il remarqua très vite les empreintes d’homme et sentit une odeur. Une odeur qui lui était familière. Sans hésiter, il empoigna ses baskets et une veste et sortit par la fenêtre. Il ne voulait pas qu’on sache où il allait. Il courut vite. Très vite. Il réussit enfin à retrouver celle qu’il cherchait. Ou du moins il le pensait. Il n’aperçut qu’un homme de dos (il le connaissait bien) et une femme en train de discuter. Quelques minutes plus tard, ils se mirent en route. Carew les suivit de près. L’homme et la femme s’arrêtèrent devant une cabane. Cette fois-ci, Carew sauta sur ses ennemis, transformé en chat au chapeau.

Toujours bâillonnée et ligotée dans une cabane, j’entendis d’étranges bruits dehors. Soudain, quelqu’un percuta la cabane. Il y eut un grand choc puis des miaulements enragés. Que pouvait-il bien se passer ? Par chance, je remarquai un morceau de verre par terre. J’essayai de couper mes liens lorsque les miaulements cessèrent. La porte de la cabane s’ouvrit brutalement. Carew ! Je ne pus retenir ma joie mais elle retomba quand je le vis s’écrouler à terre. Derrière, le frère de Sam et la femme posèrent leur regard sur le corps effondré de Carew puis sur moi. L’homme me lança, un sourire aux lèvres :

« Ton pauvre chéri y est passé, il a pourtant tout donné. »

Ils s’éloignèrent en riant. J’observai Carew. Il avait une griffure au niveau de son œil droit et ses vêtements étaient déchiquetés. Il avait dû se transformer puis vaincu se faire massacrer par les griffes des deux devils. Des larmes montèrent toutes seules et, sans m’en empêcher, j’éclatai en sanglot. Jusqu’à ce qu’un mouvement retint mon attention. Carew se relevait doucement en gémissant. Il s’assit une main sur son œil et me fixa :

- Je… Commença-t-il, je suis désolé, Karen. J’ai fait tout ce que j’ai pu.

Il défit mes liens et m’enleva le morceau de tissu d’entre les dents. Il voulut parler mais je posai un doigt sur sa bouche et je me précipitai dans ses bras, manquant de le faire tomber, en larmes. Ses bras protecteurs m’enveloppèrent et nous nous endormions tous les deux.
Lorsque nous nous réveillâmes, nous étions les bras l’un dans l’autre. Je m’assis et il en fit de même. Il m’embrassa avant de réaliser que l’on était toujours dans la cabane. Il se leva et tenta d’ouvrir la porte. Impossible, elle était verrouillée. Etant enfermés, Carew et moi étions désemparés. Il essaya à plusieurs reprises de donner un grand coup de griffe sur la serrure. Cela n’y changea rien. Il retomba sur ses genoux, désespéré. Je l’étais autant que lui et je m’approchai pour le rassurer. Il se retourna et reprit confiance en voyant la détermination sur mon visage. Nous nous levâmes tous les deux dans la petite cabane. Elle ne m’avait pas semblée si petite au départ. Je me mis à chercher quelque chose. Ne comprenant pas, Carew me questionna du regard. Je relevai ma tête, victorieuse, et une clé se trouvait dans ma main. Stupéfait, Carew ouvrit grand sa bouche. Je la refermai en expliquant :

-Lorsqu’ils m’ont enfermée dans la cabane, la femme a fait tomber une clé. Je n’y ai plus jamais pensé jusqu’à maintenant.

Une lueur d’espoir conquit son regard. Il me prit doucement la clé des mains et l’inséra dans la serrure. Elle correspondait parfaitement et il commença à la tourner. La porte s’ouvrit d’elle-même et après vérification des lieux, nous partîmes. Ce n’est que quelque mètre plus loin, que l’on entendit un cri. Cela ressemblait vaguement à un loup. Je n’eus pas le temps de me poser la question puisque quelqu’un venait de me faire tomber. Je tentai de me relever mais la personne me décocha un autre coup de pied qui manqua de m’assommer. Ma tête était douloureuse, ma vue se brouillait tant le choc des deux coups étaient violents. J’aperçus quand même Carew, ou plutôt le chat au chapeau, qui se battait courageusement contre trois chats. Il ne manquait jamais ses coups et touchait ses ennemis de plein fouet. Un des trois chats, bondit et griffa violemment Carew sur la joue le faisant vaciller. Un autre chat s’apprêta à bondir mais son geste fut suspendu. Une rage immense m’enflamma. Sans m’en rendre compte, je venais d’entamer une transformation en chat. Je ne m’en suis rendue compte que lorsque je pus voir Carew, abasourdi, de très près. Je baissai ma tête et je vis que mes mains ainsi que mes jambes étaient des pattes de chat. Je sentis quelque chose effleurer ma tête. Un chapeau à la teinte rouge vint se poser délicatement sur ma tête. Ma transformation en chat était finalisée. Contrairement à moi, Carew avait un chapeau bleu foncé et les autres chats n’en avaient pas. A mon avis c’est ce qui distinguait les angels des devils. Ne se laissant pas abattre, un des devils sauta et manqua d’atterrir sur moi les griffes sorties. Je fus plus rapide que lui et lui décocha un violent coup de griffes sur le visage. Il poussa un cri et recula. Un autre devil tenta de me griffer mais Carew ne se fit pas attendre. Il se rua sur son adversaire et le massacrait de coups. Il ne resta qu’un chat face à nous deux. A ce moment-là, un angel fit son apparition. Je n’eus pas de mal à le reconnaître, il avait un chapeau gris et était plus imposant que nous. Sam était face à son frère. Le dernier chat était le frère de Sam. Je le reconnus à sa cicatrice sur l’œil gauche. Carew et moi reculâmes et les deux frères avancèrent. Ils se regardèrent longuement puis se mirent à se jeter l’un sur l’autre.


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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:02

Et bien dis donc....Pourquoi tu t'arrête là    Elle est où la suite ?


Grave au plus profond de mon âme, la douleur de vivre qui aura été la mienne jusqu’à la fin.

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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:02

Mais un peu de patience enfin! Tiens, je vais continuer:

Cela faisait plus d’une heure que les deux frères se battaient. De temps en temps, ils marquèrent des pauses mais reprenaient presque immédiatement. Un moment nous les vîmes s’arrêter. Haletant, ni l’un ni l’autre n’arrivaient à achever son adversaire. Cette fois-ci, au lieu de se battre ils se lancèrent des regards de défi et de haine. Puis ils reprirent le combat. Le frère de Sam réussit à décrocher un violent coup de griffes qui fit tomber Sam. Carew se positionna très vite devant son chef pour le protéger. Sam le repoussa et s’adressa à son frère :

-Tu vas me le payer très cher, Rafien.

-Ah oui, tu crois que c’est avec tes inoffensives griffes que tu vas m’abattre, se moqua Rafien.

-Sache que se sont mes inoffensives griffes qui t’on laissées cette cicatrice sur ton œil gauche, répliqua Sam.

Sur ces paroles, il bondit sur Rafien et le fit tomber à son tour. Mais celui-ci, rouge de colère, l’assaillit de coups tous plus puissant que les autres. Carew repoussa le devil et l’assomma. J’aidais à relever Sam qui gémissait de rage et de douleur. Rafien parvint à retrouver ses esprits et après avoir repoussé Carew, il fonçait sur nous. Avant même que Sam puisse faire un geste, la patte de son frère fut tranchée de mes griffes. Je n’arrivai toujours pas en croire mes pupilles de chat mais la rage empourprait mes joues. Rafien hurla de douleur. Un devil me sauta dessus et tenta de me trancher mais je fus plus rapide que lui. C’était moi qui le tranchai d’un coup. Une grande marre de sang s’étendait à mes pieds. Les devils battirent retraite et le chef cracha un juron en ma faveur pour me faire comprendre qu’il me maudissait et que je le payerais. Quand il n’y eu plus de devil, je me laissai tomber au sol, épuisée. Je me retransformai en humain, mon chapeau rouge posé à côté de moi. Lorsque je me réveillai, je me trouvai planquée dans les bras de Carew. Sentant que je bougeais, il me décocha un sourire et m’embrassa. Je me perdis à cet instant et continuai à gouter au plaisir de l’amour.

Ce bref évènement réussit à tous nous chambouler. On avait prévenu mon oncle et ma tante qui pensaient que j’étais chez Carew jusque la fin des vacances. Je devais rester avec l’ordre, question de sécurité. Rassurée, je demandai à visiter les lieux. Sam et Carew s’en chargèrent. Après cette longue visite, une question me brulait les lèvres :

-Que représente l’emblème des angels ?

-L’em-emblème des angels ? s’écrièrent en chœur Sam et Carew.

-Oui je sais ma question peut-être bizarre mais…

-Ne t’inquiète pas ! Me coupa Sam, tu n’es pas la première a me poser la question.

-Moi aussi je lui avais demandé, me confia Carew à l’oreille.

-Cet emblème représente le fondateur de l’ordre des angels. Son frère est représenté sur l’emblème des devils. Ce sont ces deux frères qui ont créé l’ordre. Mais du fait qu’ils étaient trop différents de caractère, l’un était calme et aimable l’autre nerveux et méchant, chacun prit la tête d’un parti. Les angels et les devils.

Je hochai la tête pour montrer que j’avais compris. Sam sourit et s’éloigna. J’étais seule avec Carew. Celui-ci m’agrippa la main et m’emmena dans sa chambre. Lorsqu’il ouvrit la porte, je pus apercevoir qu’il y avait deux lits dont un occupé par un jeune garçon aux cheveux roux. Il releva la tête quand il sentit la présence de Carew :

- Grand frère ! s’écria le jeune garçon.

- Comment tu vas Cypry ? demanda Carew en lui ébouriffant les cheveux.

- Bien, bien. Qui est-ce ? Questionna-t-il en me désignant.

-Je m’appelle Karen, enchanté de faire ta connaissance, Cypry ?

-Ah ! Tu es la petite amie de mon grand frère ! S’exclama-t-il, enchanté de te connaître moi c’est Cypry.

Cypry se leva d’un bond et sauta sur son frère. Puis il se retourna et me tendit une main signifiant qu’il voulait que je m’approche. Je m’approchai et il se blottit dans mes bras. Cette scène me rappela mon frère Chris. Carew éloigna doucement Cypry de moi et me proposa de m’assoir sur mon lit. Je n’avais pas remarqué qu’un troisième lit était la entre les deux autres. On m’expliqua que c’était Sam qui avait décidé de me mettre dans la chambre de Carew et son frère en raison du manque de chambres. Bon, question intimité ce n’est peut-être pas ce qui a de meilleur mais entre chats ça ne dérange pas. Le soir, après nous être changés et couchés sous nos couettes, nous rigolions quelques minutes puis partions dans un profond sommeil.


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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:03

C'était super, mais dis-moi c'est pas finit hein ?


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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:03

Hein? Mais non enfin!   Héhé! je vous prépare des surprises et des surprises! Bon j'arrête ça, voici la suite: (Bonne lecture)

Rafien, la main bandée, sortit de son refuge entouré de quelques gardes. Après une petite heure de marche ils tombèrent sur un trou dans le sol. Heureusement qu’ils l’avaient vus, un pas de plus et c’était direction les enfers. Cependant une chose attira l’attention de tous. Notamment Rafien. Une sorte de flammes jaillit du trou. Puis ils entrevirent une tête et un corps en flammes aussi. Le corps de feu atterrit doucement sur l’herbe sans en bruler un seul brin. Il fixa Rafien en particulier et s’agenouilla en prononçant ceci :

-En ce jour, je sors tout juste des enfers le lieu d’où je viens. Vous qui passez par ici, avez l’immense privilège de m’avoir sous vos ordres. A partir de maintenant, je jure de vous obéir et de vous suivre, n’importe où, n’importe quand. Je me nomme Hadeo.

Hadeo releva la tête. Rafien le regarda, leva sa tête et rit. Un rire sombre.
*
Au camp des angels, tous se passe comme à son habitude. Jusqu’à entendre un cri. Si strident que tout le monde se bouchait les oreilles. J’avais l’impression que cela durait une éternité. Quelques secondes seulement passèrent avant que ce cri s’estompe. On se déboucha les oreilles et une forme dans le ciel nous attira. Une forme ailée. Carew, étant à côté de moi, observa la créature. Cypry accourut aussitôt l’air paniqué :

-Argh ! S’exclama-t-il.

-Qu’est-ce qui il y a ? Le questionnai-je.

-Bah… Cette forme ailée que tu vois dans le ciel n’est rien d’autre que la chauve-souris, Séducta.

-Séducta ? Intervint Carew.

-Oui, reprit Cypry, si elle vient c’est que les ennuis s’amènent.

Carew parut plus sérieux d’un coup. Je le dévisageai et il me sourit. Ce sourire s’estompa lorsque la dîtes Séducta, atterrit en douceur. Elle releva sa tête brutalement laissant retomber derrière elle ses longs cheveux noirs à mèches roses. Elle s’approcha de Carew et tenta de l’embrasser mais celui-ci la repoussa tout me désignant du doigt. Séducta me dévisagea et je me présentais. Elle me coupa d’un signe de la main et s’adressa à Carew :

-Tu ne m’avais pas dit que c’était fini entre nous.

-C’était inutile, répondit juste Carew.

-En attendant, tu me jettes au dernier moment pour… elle, réussit-elle à articuler en me fixant d’un regard des plus sombres.

-Je ne savais pas que… que vous étiez ensemble, répliquai-je.

Carew me fit les gros yeux mais je ne détournai pas le regard de Séducta. Elle passa sa main dans ses cheveux ébène et s’éloigna envoyant quand même un baiser d’un souffle destiné à Carew. Celui-ci n’y prêta pas attention et Cypry semblait contrarié. Après ça, Carew me prit par la taille et Cypry nous suivit.

Hadeo était un excellent guerrier. Même si au début tout le monde était méfiants, il se fit vite accepter. Grâce aux flammes qu’il produisait, les devils purent ainsi conquérir plus de terres. Devant cet excès de pouvoir, Rafien riait plus que d’habitude. Un jour, il annonça qu’il ferait la guerre aux angels. Tout le monde fut stupéfait puis se mirent quand même à applaudir en poussant des cris. Hadeo regarda la scène depuis le fond de la salle et acquiesça lorsque Rafien lui jeta un coup d’œil. Un messager partit à cheval au galop.
*
Chez les angels, tout était calme. Je déjeunais avec Carew, Cypry et par malheur avec Séducta. Le repas se déroula en silence. Je m’apprêtais à rompre le silence trop pesant à mon goût lorsque nous entendions des bruits de sabots. Un messager. Alerté par le bruit, Sam sortit de sa tente. Il releva ses épaules et son menton et son regard s’assombrit. Le messager ne sembla pas du tout impressionné et haussa des épaules avant de commencer son discours :

-Angels ce message est délivré à vous par le chef des devils, Rafien. Il vous déclare la guerre ! hurla-t-il en levant le poing en l’air.

Sur ces derniers mots, il s’éloigna. Le regard de Sam s’assombrit encore plus, Carew était visiblement pâle, Cypry courait de droite à gauche et Séducta s’énerva. Elle se calma quand Sam se retourna et la fixa. Il dévisagea tout le monde et s’éloigna. Carew et Cypry le suivirent et j’en fis de même. Nous pénétrâmes dans la tente. Elle contenait un petit bureau et une chaise. Je vis Sam dérouler une carte. Je ne voyais pas pourquoi une carte nous aiderait à vaincre les devils mais je me rendis vite compte que ce n’étais pas une carte. C’était un plan de tactique, de disposition de chaque catégorie de personnes. Je m’approchai pour mieux apercevoir. Je fus surprise d’entendre mon nom plusieurs fois. Carew me remarqua et m’explique que je devrais être à l’avant en attaque comme lui et Sam. Cypry serait juste derrière avec Séducta. Celle-ci entra brutalement dans la tente ce qui me fit sursauter. Elle parut amusée qu’elle m’ait effrayée et je lui jetai un regard noir. Elle passa une main dans ses cheveux et annonça que nos adversaires nous attendaient. Sam nous regarda tour à tour sûrement pour nous demander si nous avions compris. Tous acquiescèrent et j’en fis de même. Une lueur d’espoir dans les yeux et le sourire aux lèvres, Sam sortit prévenir tout le monde de la stratégie à opter. Séducta tenta de chercher du soutien de la part de Carew mais il n’en fit rien. Je m’approchai de celui-ci qui me serra fort dans ses bras en me murmurant qu’il m’aimait. Je relevai la tête et je l’embrassai longuement. Il m’écarta doucement et nous sortîmes côtes à côtes.


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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:03

Oulala, ils étaient ensemble ?   Et bien où va le monde...


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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:04

 


Ce que l'on a perdu une fois est perdu à jamais.
Telle est la règle, il n'y a aucune exception.

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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:05

 C'est comme ça! Héhé!


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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:05

Oui, mais elle est où la suite ?


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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:05

Beh ça viendra quand ça viendra... Je blague la voici: (Par contre je manque fortement d'inspiration ces derniers temps... Allez savoir pourquoi!)

Notre armée arrivait sans un bruit. Tous avaient envie de gagner mais aussi d’en finir au plus vite. Ils étaient soudainement pris d’une grande peur. Une fois arrivés, je m’aperçus que Rafien et ses troupes étaient déjà là. Il semblait impatient. Une créature entourée de flammes se tenait à ses côtés. Il nous dévisagea un par un et posa un regard insistant sur moi mais surtout sur Séducta qui n’y prêta pas attention. Un premier coup de fusil retentit, ce qui signifiait la transformation. Séducta était une magnifique chauve-souris, et Cypry un beau renard. La plupart des gens étaient des chats. Un deuxième coup de fusil retentit puis un grand cri et le combat commença. Je me débrouillai pas mal pour quelqu’un qui n’avait pas énormément d’expérience. Carew aussi se débrouillait bien. A chaque coup, il mit à terre pas mal d’ennemis. Je vis Sam se rapprocher lentement de Rafien tout en abattant quiconque se mettait en travers de son chemin. Il était si proche qu’il s’apprêtait à lui porter un gros coup de griffes mais Hadeo s’interposa et envoya Sam au loin. Cypry s’approcha de Sam et je le couvrais. Sam était carbonisé. Ses yeux étaient sans vie. Cypry l’emmena à l’infirmerie. Pendant ce temps-là, la bataille faisait toujours rage. J’esquivai de justesse les griffes d’un gros chat tigré. Séducta déboula à l’avant et se retrouva face à l’étrange créature. Elle avait voulue se jeter sur Rafien mais il était toujours protégé par la créature de flammes. Elle l’observa attentivement et il la dévisagea une fois encore. Pour finir, elle se jeta sur lui et il tendit la main vers elle. Un jet de flammes jaillit et elle l’évita facilement. Il fut déconcerté mais pas vaincu. Il retenta. Elle l’esquiva de nouveau et lança un ultrason. Elle esquissa un sourire quand elle vit la créature se contorsionner de douleur en se bouchant les oreilles. Rafien s’aperçut de cette faiblesse et ne se fit pas prier. Il déséquilibra Séducta qui ne put retenir l’ultrason plus longtemps et il cria :

-Hadeo ! Occupe-toi d’elle. Je veux qu’elle fasse partie des miens.

Ainsi la créature se nommait Hadeo. Je me précipitai vers Séducta et l’aida à se relever. Au moment où Hadeo s’apprêtait à lui assener le coup de grâce, je la tirai jusqu’à l’infirmerie. Sam était étendu sur un lit toujours dans un état critique. Je posai Séducta sur un lit et la confia à une infirmière avant de retourner sur le champ de bataille. Je sortis et fut prise de nausée. Le sol était jonché des corps sans vie de nos compagnons et de nos ennemis. Je vis Carew se battre de toutes ses forces. Cypry y donnait aussi du sien. Je m’élançai à nouveau sur mes adversaires. Je sentis un regard insistant posé sur moi. Je détournai la tête et m’aperçut que Hadeo me fixa. Il avait l’air en colère de lui avoir enlevé le plaisir d’obéir à son maître et il allait me le payer j’en étais sûre. Je combattais toujours sans prêter attention à son regard. Je ne m’aperçus même pas qu’il bondissait sur moi. Carew lui s’en aperçut et n’hésita pas à s’interposer. La bête enflammée lui flanqua un coup dans le flan. J’entendis le cri étouffé de Carew et je bondis, sans réfléchir. J’envoyai d’un coup de queue à Hadeo au loin et attrapai Carew avec ma gueule au niveau de son cou. Je couru de mes dernières forces à l’infirmerie. Ma queue était brûlée et me faisait atrocement souffrir. Cypry nous avait vus et s’était empressé de nous rejoindre. Je secouais la tête pour lui dire que tout allait bien et il retourna inquiet se battre. Je lâchai Carew de ma gueule sur un petit lit et demandai à quelqu’un de prendre soin de lui et de me soigner la queue. Une infirmière arriva en hâte et s’occupa d’abord de ma queue. Ensuite, elle examina Carew et lui signifia qu’il s’en sortirait. Pas sans séquelles mais il s’en sortirait. Je souris, l’embrassa et m’en fut de nouveau dans la bataille. Je fus surprise de voir les deux clans rivaux l’un en face de l’autre. Cypry écoutait Rafien et je m’approchai. Pour finir, ils hochèrent lentement la tête et s’éloignèrent chacun avec leur troupe. J’interrogeai du regard Cypry qui m’expliqua que la guerre était finie. Lui et Rafien avaient décidés d’une trêve et que personne n’avait gagné. Je lui expliquai alors l’état de Carew. Il retrouva le sourire en entendant que son frère s’en sortirait. Séducta se sentait mieux et Sam était toujours aussi carbonisé mais avait retrouvé ses esprits. On ramenait chacun dans sa chambre. Je déposais tranquillement Carew dans son lit et deux autres soldats avaient été chargés de transporter Séducta et Sam dans leurs chambres respectives. Cypry était déjà couché mais ne dormait pas. Je caressais doucement la joue de Carew et souhaita bonne nuit à lui et son frère. Je me blottis dans les couvertures et m’assoupit presque aussitôt.

Cette trêve ne fit de mal à personne. Elle permit à tous les blessés de se soigner et de guérir. Séducta était remise depuis bien longtemps et elle faisait du charme à Carew. Celui-ci l’ignora et ne regardait que moi. J’étais très perturbée à cause de Hadeo. Cette bête enflammée me faisait peur et le regard insistant qu’il avait posé sur moi me glaçait encore le sang. Un jour, j’en eu marre de Séducta et je l’envoyai balader. Elle me dévisagea avec de gros yeux et s’en alla en passant sa main dans ses cheveux, comme à son habitude et Carew me dévorait des yeux. Lorsque je me rassis, il m’embrassa. Je le tirai par son col pour me rapprocher de lui. Il me serra contre lui et je le repoussai doucement. Je le fixai et il ne sembla pas s’en être rendu compte. Ce n’est que lorsque je me lançai qu’il sentit mon regard :

-Dis-moi Carew… commençai-je nerveuse.

-Quoi donc ? Me questionna-t-il en me souriant.

-Comment as-tu rencontré Séducta ? Lui demandai-je tout en le fixant de mes yeux noisette.

Il me dévisagea longuement sans broncher avant de continuer :

-Et bien, c’était quand j’avais 14 ans. J’étais encore jeune je vais dire et je n’avais pas encore de moustache quand je me transformai, juste un petit duvet. C’était avant que je commence mon entrainement intensif. On était plusieurs mais moi seul arrivait jusqu’au bout du parcours. Jusqu’à ce qu’arrive une fille. Je n’en avais jamais vue auparavant dans l’ordre. Elle se présenta sous le nom de Séducta et qu’elle n’était pas une chatte mais une chauve-souris. On l’a mise à côté de moi dans le rang et lorsque je l’ai vue, je crois bien que ce fut le coup de foudre. Je n’arrivais pas à détacher mon regard d’elle. De plus ce jour-là, on devait travailler avec notre camarade de gauche. C’était elle mon camarade de gauche. On a travaillés ensemble comme de simple camarade mais je savais que j’étais tombé amoureux. A la fin de la journée, elle m’a dit qu’elle me trouvait mignon et elle m’a embrassée. Après on sortait ensemble. Mais un jour je l’ai surprise avec un autre garçon. Elle l’a embrassée lui aussi et j’ai compris que c’était un petit jeu pour elle. Donc quand on m’a nommé angel, je devais m’occuper de quelqu’un. Et je t’ai rencontré, conclut-il souriant.

J’étais stupéfaite. Je ne pensais que ça s’était passé comme ça. Carew me prit le visage entre ses mains et m’embrassa. Une fois encore je l’attirai à moi et nous restions collés l’un contre l’autre pendant quelques minutes.


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Ana Lei
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:05

C'est trop mignon... Je sais enfin comment il à rencontré cette fille


Grave au plus profond de mon âme, la douleur de vivre qui aura été la mienne jusqu’à la fin.

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Ayikami
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:06

Suite:

Ce fut le son d’une trompette qui nous ramena à la réalité. Je m’écartai vite, gênée. Carew, lui ne sembla pas embarrassé et me serra pas la taille. Sam sortit en trombe de sa tente. Il regarda au dehors sur ses gardes. Au loin, je vis deux chevaux chevauchés pas un homme et une femme. Je sursautai lorsque je pus distinguer correctement leurs visages. L’homme n’était rien d’autre que James. La femme avait de jolis cheveux châtains lâchés. James me salua d’un signe de la main en faisant cabrer son cheval, lui et la jeune femme s’arrêtèrent face à nous. Carew fronça les sourcils visiblement agacé de voir James. Une fois descendu de cheval, la jeune femme se présenta à moi :

-Bonjour Karen, je pense. Sam m’a beaucoup parlé de toi. Je m’appelle Raf, enchantée de faire ta connaissance.

-Bonjour Raf. Moi aussi je suis enchanté de vous connaître, dis-je timidement.

-Tu peux me tutoyer et je pense que je peux faire de même non ?

-Oui, oui, répondis-je à la hâte.

Raf me sourit et se retourna vers Sam. Elle le salua et il en fit de même. Il semblait soulagé. James s’approcha de moi et me demanda comment se passait mon séjour. Je lui répondis que tout se passait bien et Carew me serra plus fort contre lui. Il n’avait aucune confiance envers James, je le sentais. Il le salua quand même, tendu. James le salua d’un air sec. La tension était à son comble. Sam mit fin à cette tension en déclarant le dîner. Tous se précipitèrent dans le réfectoire. Nous nous assîmes par affinité. Je me trouvais entre James et Carew, Raf et Sam en face de nous. Une fois encore l’atmosphère était lourde. Carew et James ne s’appréciaient vraiment pas ce qui inquiéta Sam et Raf, ainsi que moi. James tenta une approche mais Carew veillait. D’ailleurs il me tenait fort la main. Il ne voulait pas me perdre alors il se méfierait de toutes personnes qui oseraient m’approcher d’une manière bizarre. James me prit la main sans que je m’en rende compte et la porta à ses lèvres. En sentant le froid de ses lèvres je sursautai et Carew craqua :

-Je vais devoir te le dire en quelle langue, espèce de…

-Tu peux le dire en toutes les langues, je n’abandonnerais pas l’espoir d’avoir Karen, répliqua James.

Le son strident d’une cornemuse mit fin à leur dispute.

Rafien était heureux. Même si il n’avait pas vraiment gagné la bataille, il était heureux. Il savait qu’avec Hadeo, il pourrait une bonne fois pour toutes fermer le clapet à son frère. Par contre, Hadeo avait l’air pensif et surtout distant ces derniers temps. A chaque fois qu’on l’interpellait, il ignora ou se contenta d’un signe de la tête. Tous pensaient que c’était à cause de la bataille du fait qu’ils n’avaient pas gagné. Mais ce n’était pas ça qui tracassait Hadeo. Il ne pensait qu’à cette jeune chauve-souris, cette fille qui a de longs cheveux noirs à mèches roses. Depuis qu’il l’avait vu, il avait envie de l’approcher. Un sentiment qu’il n’avait jamais ressenti avant. Puis, tout à coup, il prit une décision. Rafien l’appela et il s’approcha de lui. Rafien lui expliqua que lorsque la guerre contre les angels serait terminée, il lui rendrait la liberté. Mais Hadeo n’écouta pas et le coupa dans son élan :

-Je ne serais plus contre les angels, dit-il.

-Comment ? Que dis-tu ? Demanda Rafien sur un ton brusque.

-Que je ne serais plus contre les angels, répéta Hadeo calmement.

-Je t’interdis de dire ça Hadeo ! Menaça Rafien. Et puis d’abord, je peux savoir pourquoi ?

-Bien sûr, Je ne le serais plus car je m’en vais de ce pas dans leur camp, répondit Hadeo.

-Comment oses-tu ? Je t’ai pris sous mon bras, je t’ai hébergé et c’est comme ça que tu me remercies ! Tonna Rafien. Qu’est ce qui te prend de changer brusquement de camp ?

-Ce qui me prend, c’est que j’aime une fille, explosa Hadeo, et il se trouve que cette fille se trouve chez les angels.

Sur ces mots, il s’éloigna ne prêtant aucune attention aux cris menaçant de Rafien dans son dos. Il prit ses bagages et s’en fut vers le camp des angels.
*
Le son de la cornemuse faiblit et moi, Carew, Sam, James et Raf nous précipitâmes au dehors. J’aperçus au loin un cavalier. Un cavalier entouré de flamme. Il me fallut quelques minutes pour comprendre que c’était Hadeo. Je vis Séducta sortir de sa tente. Hadeo s’arrêta devant nous et descendit de cheval. Sam s’apprêtait à parler mais Hadeo ne lui en laissa pas le temps car il s’agenouilla :

-Chef des angels, je me présente Hadeo et je vous demande de me prendre sous vos ordres.

Il releva la tête et continua :

-Si je change brusquement de camp, c’est parce que j’ai appris des choses que je n’aurai jamais dans l’autre camp.

Il fixa intensément Sam qui avait un regard dur. Il finit par céder et partit vers sa tente en disant :

-Je t’accepte sous mes ordres mais tu devras faire preuve de loyauté envers moi et le reste du camp.

Hadeo se releva et promis à voix haute. Séducta soupira et s’en fut dans sa tente. Elle ne se rendit pas compte que Hadeo la fixait. Celui-ci tenta de parler mais nous nous éloignâmes vers nos tentes et il fut conduit à la sienne par un garde qui ne fut pas très hostile avec lui.


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Lukameg
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:06

 


Ce que l'on a perdu une fois est perdu à jamais.
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Ana Lei
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:06

 Génial


Grave au plus profond de mon âme, la douleur de vivre qui aura été la mienne jusqu’à la fin.

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Lukameg
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:07

J'attends !


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Ayikami
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MessageSujet: Re: Le chat de Venise   Mar 27 Aoû - 17:07

Excusez-moi d'avance, je ne posterai plus ici pendant un petit moment à cause d'un manque d'inspiration... Je ne trouve pas de suite à l'histoire mais rassurez-vous j'essayerai de la trouver le plus rapidement possible. Merci beaucoup de votre soutien à tous.


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Le chat de Venise

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